QUI SOMMES NOUS ? - Les Présidents de l'Amicale des anciens de la 1ere Division Française Libre
Jean Noël MURATI - Président depuis octobre 2010
Jean Noël MURATI est né le 10 mai 1923 à Ouidah, Dahomey (actuellement Bénin) où ses parents étaient fonctionnaires. Après des études secondaires au Lycée de Bastia (Bac Math-élem et Philo), il commence Math spé pour préparer l’Ecole des Ponts, études qu’il dut interrompre quand les liaisons maritimes entre la Corse et la France métropolitaine devinrent difficiles. Il rentre dans la résistance fin 1941 et sa participation est officialisée en septembre 1942 lorsqu’il entre en activité au sein du Mouvement « Front national et réseau F2 », lequel faisait partie du « Réseau F.F.L. Action R2 Corse, en se mettant à la disposition du Commandant de Saule qui venait de débarquer en Corse par le sous-marin Casabianca. Cet émissaire devait se préoccuper prioritairement du renseignement militaire.
Après la libération de la Corse, Jean Noël Murati s’engage dans les Forces Françaises Libres et rejoint la DFL en novembre 1943, où il est affecté au Q.G. 50. Depuis cette date, il participe à toutes les campagnes de la Division jusqu’à la capitulation de l’Allemagne.
Affecté en Afrique en 1946, à Bamako, en qualité de stagiaire de l’administration, il est chargé de créer et d’organiser le service de l’eau et d’électricité pour l’ensemble du Soudan français (aujourd’hui le Mali). Il termine sa carrière en juin 1986, comme conseiller scientifique de la direction de la distribution à E.D.F. après avoir, pour le compte d’EDF, assuré une mission de trois mois à l’O.N.U. et participé à de nombreuses conférences internationales sur les énergies renouvelables.
A la retraite, il se consacre au bénévolat au sein des associations suivantes :
- Action au sein de l’Union des Associations techniques Internationales (U.A.T.I.), ONG reconnue et hébergée par l’UNESCO. Son objet : Etudes de projets à but humanitaire dans les domaines de l’Environnement et des catastrophes naturelles ;
- Président, puis Président d’honneur de l’Association des « A.C.S.R. de France et pays alliés » qui organise des débats annuels à l’UNESCO en présence de plusieurs centaines d’élèves sur le devoir de mémoire et la citoyenneté ;
- Secrétaire général de l’Amicale de la 1ère Division Française Libre depuis 2005, puis Président de l’A.D.F.L depuis octobre 2010.
Il est Officier de la Légion d’Honneur et titulaire de la carte CVR n° 183752, de la carte du combattant n° 19459 et de la médaille commémorative des services volontaires de la France Libre n° 23876.
André Quélen et son épouse Yvette lors du Congrès de Fréjus en mai 2010
ANDRE QUELEN - Président de 2004 à 2010
André Quelen est né le 10 avril 1921 à Pleyben dans le Finistère de parents instituteurs.
Après le baccalauréat, il prépare l'Ecole navale en 1939 lorsque la guerre éclate.
Agé de 19 ans, il quitte Brest le 18 juin 1940 avec quelques camarades et réussit à embarquer pour Ouessant d'où il rejoint l'Angleterre sur un charbonnier, le Mousse Le Moyec.
Engagé aux Forces Françaises Libres le 1er juillet 1940, il est incorporé à la 1ère Compagnie de Chasseurs à Camberley puis est choisi pour le peloton d'élève aspirant de Camberley.
Nommé aspirant le 1er mai 1941, il rejoint l'Afrique après deux semaines de navigation sur le Copacabana pour arriver à Brazzaville fin juin. est affecté au Cameroun, le 1er août 1941, au 3e Bataillon du Régiment de Tirailleurs du Cameroun créé à l'initiative du commandant Gardet quatre mois auparavant. En mars 1942, le Bataillon devient le Bataillon de Marche n° 5 (BM 5) de la 2e Brigade Française Libre.
Comme chef de section, André Quelen prend part à toutes les campagnes de la 1ère Division Française Libre (1ère DFL) avec son unité : El Alamein, la Tunisie, l'Italie où, devenu officier de renseignements du BM 5, il ne cesse de se dépenser sans compter, notamment du 17 au 25 mai 1944, assurant ses fonctions sous de violents bombardements et obtenant le maximum de rendement de ses observateurs.
Après l'attaque du Rio Forma Quesa, dans la nuit du 19 au 20 mai 1944, il part spontanément à la recherche de son chef de corps dont on est sans nouvelles depuis plusieurs heures.
Au cours de la campagne de France, le lieutenant Quelen se distingue à nouveau pendant le franchissement de vive force de l'Ill lors de l'offensive d'Alsace, le 23 janvier 1945, quand, blessé grièvement par un éclat d'obus, il refuse de quitter son poste avant que les troupes aient pu franchir le fleuve.
Après la guerre, il devient administrateur des Colonies puis administrateur en chef de la France d'Outre-mer à Conakry et à Brazzaville jusqu'en 1960.
De 1960 à 1964, André Quelen est chargé de mission à l'Aménagement du Territoire puis de 1964 à 1981, cadre administratif au Commissariat à l'Energie Atomique.
Il est également président de l'Amicale de la 1ère DFL au sein de la Fondation de la France Libre.
En septembre 2005, il est nommé membre du Conseil de l'Ordre de la Libération.
André Quelen est décédé le 13 août 2010 à Plougonvelin dans le Finistère où il est inhumé.
• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 18 janvier 1946
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille Coloniale
• Officier du Nicham El Anouar
Source: Ordre de la Libération
TEXTES EN HOMMAGE A ANDRE QUELEN : de son petit-fils Yves et de l'Association aux Marins
Retrouvez les discours prononcés par le Président André Quelen lors du dernier Congrès de l'Amicale, à Fréjus les 27 et 28 mai 2010 : au Monument de l'Arméne Noire le 27 et au cimetière de Boulouris le 28 mai