DECOUVREZ SES UNITES - 4e BRIGADE- BM 24 : les origines

LES COMMANDANTS DU BATAILLON DE MARCHE N° 24

 

Commandant SAMBRON

Commandant DULBECCO

Commandant COFFINIER

HISTORIQUE DU B.M. 24

 

LES ORIGINES

 

 

Février 1939 Le 12e R.T.S, en garnison à La Rochelle et Saintes, doit former un bataillon destiné à renforcer provisoirement face aux Italiens d'Ethiopie, le dispositif de défense de la Côte Française des Somalis.
24 mars Ce bataillon débarque à DJIBOUTI du s/s Cap Varella. Il prend immédiatement le bivouac de type "sac à terre", à 3 km du centre de la ville sur un terrain rocheux couvert d'éboulis chaotiques d'origine volcanique. C'est le secteur dit d'"Ayabele-Ambouki" de la zone de défense rapprochée, partagée avec le B.T.S. 2. Ce secteur chevauche l'unique route et borde à sa gauche la voie ferrée qui l'une et l'autre rejoignent l'Ethiopie, à 90 km, au poste-frontière,chef-lieu de cercle d'Ali-Sabieh, fortifié et tenu par le B.T.S. 1.
de Mars à Juin 40
 

 Le Bataillon, devenu le B.T.S 4 - CFS, établit un puissant verrou sur son secteur par de gros travaux d'organisation défensive fortifiée, échelonnés derrière un réseau de barbelés de dix mètres d'épaisseur. Sur la colline du Bouët, un important ouvrage en béton armé forme bastion avancé dont les abris, magasins, citernes profondément enterrés, sont approvisionnés pour assurer une autonomie en vivres et feux de quarante-cinq jours a une compagnie environ disposant d'un canon de 25, de mitrailleuses. de F.M- et de mortiers. Cet ouvrage a l'appui direct de l'ouvrage du Négad par deux canons de 75 sous tourelles de Bourges, à sa gauche A sa droite, c'est ia baie de Tadjourah En retrait du Bouet, le reste du bataillon est établi en points d'appui sous abris bétonnés, enterrés et ceinturés d'une épaisseur de six mètres de barbelés. Ces points d'appui sont groupés par deux à quatre en centres de résïstances. Des bretelles de barbelés compartimentent l'ensemble permettant de rapides contre-attaques.

Le Général Legentilhomme, commandant en chef, est fier de ces réalisations. Elles font l'admiration des visiteurs alliés, dont le Général Wawel. Elles sont considérées comme inexpugnables et compte tenu du contexte - (60000 Italiens en Éthiopie - Structure du terrain d'approche; - à même de disloquer les formations ennemies qui viendraient au contact. Elles garantissent l'exécution de la mission - Résister sans esprit de capitulation - reçue par le Général Legentilhomme.

 
17 juin 1940

Ordre du jour Le Général appelle ses troupes à poursuivre la lutte aux côtés des Allies et à rejeter l' Armistice Cet appel Suscite l'enthousiasme avec l'unanimité.

 

28 juin

Un officier parlementaire italien est refoulé. 

30 juin

Le Général italien Di Pralormo est refoulé

 

14 juillet

Le Général Germain, envoyé par Vichy. est refoulé.

22 juillet

 

 

Le Général Germain est admis à pénétrer en C.F.S.

 

2 août

Le Général Legentilhomme, relevé de son commandement, quitte la C.F.S. et rejoint le Général de Gaulle.

Le départ concrétise la mise en otage de la Côte

Fançaise des Somalis sous la responsabilité des autorités

de Vichy. En effet, au contraire des autres colonies Françaises, la Côte des Somalis est expressément citée dans la Convention d'Armistice Franco-Italienne

du 12 août à novembre 1940

Constat par la Commission d'Armistice et les autorités locales de Vichy que l'attitude des troupes ne permet cas de les désarmer. Elles conservent organisation, armements et positions et ne tolèrent aucune approche italienne

NOVEMBRE

1942

La situation d'otage perd son sens.

L’ agitation des esprits s'amplifie en conséquence, chaque devant le statu quo maintenu de la fidélité au Maréchal par le Général Truffent, Commandant Supérieur: Gouverneur pi.

Cette agitation s'exacerbe au point de provoquer le 26 novembre la décision "On n'arrêtera pas ceux qui tenteraient de partir, cela afin d'éviter toute effusion inutile de sang français".

Un ordre dans ce sens est immédiatement donné au  poste frontière de Loyada, a 20 km et aux Bataillons en ligne.

27 novembre

A 21 h. 30, départ par Loyada du Lieutenant Colonel Raynal. commandant le B.T.S 1 II emmené a pied, en ordre, en armes, fanion déployé en tète, les deux compagnies, la CA et !a section de commandement qui étaient cantonnées a Djibouti. Entourant ces troupes la quasi totalité des artilleurs, du détachement motorisé et des groupes d'isolés danq toutes unités

Au B-T S- 4, les bagages sont bouclés. Devant l'ampleur du mouvement et la perspective de désordres aux conséquences imprévisibles, le Commandant Dulbecco appuyé par le Capitaine Goriaux, donne l'ordre rie rester sur les positions. Une vingtaine d'hommes le Capitaine Calvet ne s'y résignent pas

28 novembre

 

A 16 h., le Général Truffent remet !e commandement au Général Dupont, commandant l'Artillerie

 

29 novembre

 

 

Etat de siège proclamé.

 

2 décembre

20 h. Par T.O. du Département, le Général Dupont est investi de tous les pouvoirs sur le territoire de la colonie à condition qu'il s'engage à rester fidèle au Maréchal. Il s'efforcera de reprendre les troupes en mains de réorganiser les défenses. Il orientera les tractations avec les Américains exclusivement, pour un statut type « Antilles- Amiral Robert »

Des arrestations seront requises, sans effet, le procureur Casse démissionnant.

24 décembre

A 18 h , réunion au Cercle de tous les civils et militaires Allocution du Général Dupont qui renouvelle sa déclaration d'intention, fait le point de ses tractations et termine par des résolutions de destructions portuaires et ferroviaires, avec baroud en cas d'attaque ang!o-gaulliste.

26 décembre

Le Lieutenant-Colonel Raynal à la tête de ses Troupes de F.F.L..suivi de Forces britanniques, pénètre en C F S par Ali-Sabieh, poste frontière fortifié, routier et ferroviaire, chef-lieu de Cercle commandé par le Capitaine Labarsouque qui, dès le 29 novembre, avait sollicité ce mouvement auprès du Colonel Appert, commandant les F.F.L. en Ethiopie, pour assurer le ralliement du Territoire au Général de Gaulle.

27 décembre

Secret gardé. Les troupes du Colonel Raynal viennent au contact de la zone de défense rapprochée a la surprise totale, par route et chemin de fer. Au B.T.S. 4, le Commandant Dulbecco donne immédiatement l'ordre de ne tirer sous aucun prétexte, il reçoit une lettre du Colonel Raynal et répond au Lieutenant Dussol venu en émissaire que le ralliement de son bataillon, sur ses positions, est la solution souhaitable et qu'il va œuvrer dans ce sens.

28 décembre

Sur de son bataillon, le Commandant Dulbecco se rend à 8 heures, a la réunion des Chefs de Corps pour immédiatement déclarer du à la tète de son bataillon. Puis le Commandant Cédé du BTS-C.F.S cantonné a Djibouti. fait la même déclaration. Les autres Chefs de Corps refusent le ralliement. Mais la défense s’effondre et conscient, le Général Dupont prépare sa capitulation. Elle sera effective à 18 heures. Le C.F.S est remise au Comité National Français.

 

LE B.T.S. 4 A DJIBOUTI  le 8-2-43

ORDRE DE MARCHE

 

Le 1er janvier 1943, le B.T.S. 4 (Bataillon de Tirailleurs Sénégalais n° 4) de la Côte Française des Somalis, entièrement ralliée, devient le B.T.S. 4 F.F.L

 

Son encadrement est le suivant

 

Chef de Bataillon + C.B

Chef de Bataillon Dulbecco

Chef de Bataillon Adjoint Legros

Médecin Capitaine Juguet

 

1er Secrétaire Sergent-Chef Arnoult

Transmissions : Adjudant-Chef Moaligou

Officier des Détails Adjudant-Chef Bonaldi

Secrétaire Sergent-Chef Gabarros

Service Auto Adjudant Sabathé

 

CA

Capitaine Goriaux

Capitaine Faure

Adjudant Le Tertre

Adjudant Meunier

Sergent-Chef Lurveo

Sergent-Chef Esparbet

Sergent Fil

 

1ère Cie

Capitaine David- Lieutenant Dumas - Adjudant Gisquet - Sergent-Chef Palud

2ème Cie

Capitaine Sicard - Adjudant Delpech - Adjudant Charron - Sergent-Major Hannien - Sergent Metrot

3ème Compagnie

Capitaine Florent  - Adjudant-Chef Lanfranchi -  Adjudant Soulas - Sergent-Chef Rochet

- Sergent-Chef Kerdranvat

 

Le 8 février, complet en personnel et matériel, il embarque à Djibouti sur le s/s – Mariposa.

Le 12, il débarque à Suez où le Général de Larminat l'accueille.

Le 15, le Bataillon fait mouvement par fer sur le Camp de Tahaq, entre Le Caire et Ismaïlia. Là,  il devient le B.M. 24.

Il est équipé de matériel britannique ; les cadres se perfectionnent et des renforts leur auvent de Londres.

Il reçoit son fanion des mains de sa marraine, Madame Lafaye.

En juin, les Mossis, fatigués d'un long séjour hors de leur pays, sont agités. Le Bataillon se dégourdit et, mouvement. Du 6 au 26 juillet, par route, voie ferrée et route, il est dirigé sur Tobrouk, puis sur Zavia, au bord de la mer.

En août, le Chef de Bataillon Coffinier, qul avait remplacé le Commandant Dulbecco, est a son tour remplacé par le Commandant Sambron.

La relève des Tirailleurs entre alors dans les faits : leur éloignement du pays Mossi remontait à 1938 au minimum.

Les remplaçants viennent du Groupe Nomade du Tchad : ils ont fait le ralliement du Congo en août 1940 (Compagnie Soulé-Susbielle du BM 1), le Fezzan et la Tunisie avec la colonne Leclerc.

De nouveaux cadres viennent avec des anciens de Djibouti pour compléter le Bataillon

Début septembre 1943, mouvement vers Tunisie et cantonnement entre Nabeul et Hammamet.

Le Bataillon s'américanise. L'instruction bat son plein.

En février 1944, un an après leur départ de Djibouti, les derniers Tirailleurs rapatriables rentrent chez eux.

 

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Le Bataillon de marche n° 24 en Italie