DECOUVREZ SES UNITES - LE 1er REGIMENT DE FUSILIERS MARINS
Le drapeau, la mémoire et les traditions des Fusiliers-marins sont conservés à l' Ecole des Fusiliers-marins de LORIENT.
LES COMMANDANTS DES FUSILIERS MARINS
Capitaine de Corvette Robert DETROYAT, du 17 juillet au 21 juin 1941
Capitaine de Corvette Jean DES MOUTIS
du 21 juin 1941 au 6 septembre 1941
Capitaine de Corvette Hubert AMYOT D'INVILLE
du 6 septembre 1941 au 10 juin 1944
Capitaine de Corvette Pierre de MORSIER
du 1à juin 1944 au 9 août 1945
5 juin 1945
Décision n° 798
Sur la proposition du Ministre de la Marine,
le Général de Gaulle,
Président du Gouvernement Provisoire de la République Française. Chef des Armées, cite à l'Ordre de l'Armée de Mer le 4e Escadron du 1er Régiment de Fusiliers Marins
Escadron de reconnaissance formé en mars 1944, sous le commandement du lieutenant de vaisseau LANGLOIS, avec des éléments nouvellement recrutés peu de temps avant le départ du Régiment pour la campagne d'Italie. Après une courte période d’instruction, s’est tout de suite distingué dans les faubourgs de TIVOLI. puis en appui d'infanterie le long de la route n° 71, puis le 18 juin au carrefour de MADONE DELLE VIGNE qu’il prend et conserve, en dépit d’une violente contre-attaque. Après le débarquement à CAVALAIRE, pénètre à HYERES le 22 août, après de violents engagements, éprouve devant LA GARDE, de lourdes pertes dans une mission de soutien d'infanterie puis entre au PRADET le 23 août.
Le 24 novembre sous le commandement du lieutenant de vaisseau CADAU d'ARBAUD pénètre en Alsace, le premier de la 1ère Armée Française dans la haute vallée de la Doller, entre à SEWEN le 25 novembre avec le BM 11, libère DOLLEREN et OBERBRUCK.
Le 26 novembre, il atteint le Ballon d’Alsace, le 28 novembre, avec l’infanterie Wegscheid, Kirchberg et Langenfeld, le 29 novembre établit par Nederbnuck et Sickert la liaison avec MASEVAUX déjà occupé.
Le 7 janvier 1945, à KRAFT, le 4e Escadron contribuant à empêcher de justesse le passage du canal par les chars ennemis, contient avec la 1ère Compagnie du BM 11 la poussée allemande sur STRASBOURG.
Le 1er février, atteint le Rhin a LIMBURG et par une habile infiltration, contribue à faire tomber ARTZENHEIM le même jour.
Unité pleine d’allant, a constamment, au cours de la campagne des Vosges et d'Alsace, donné à l'infanterie l'appui maximum de ses moyens en hommes et en matériel.
L'HISTORIQUE
C’est du 5 juillet 1940, à Londres, que l'Amiral MUSELIER décide la formation d'une unité de Fusiliers Marins au sein des Forces Navales Françaises Libres. La constitution de ce groupement est un gros sacrifice pour les F.N.F.L. qui souffrent d'une pénurie de personnel pour l'armement des navires.
Le 14 juillet 1940, au camp londonien de l’Empire Hall et à bord du cuirassé « Courbet » servant depuis quelques jours de dépôt aux FNFL dans le port de Portsmouth un appel est lancé aux volontaires.
Le 17 juillet 1940 le Premier Bataillon de Fusiliers Marins de la France Libre (1er B F M.) prend armement sur le Courbet.
Le 1er août 1940 l'unité est rassemblée au camp d'Aldershot entre Londres et Portsmouth où elle retrouve, pour son entraînement les Troupes de l’Armée de terre.
Le Bataillon est organisé en formation d’Infanterie.
Le 10 août 1940, le 1er Bataillon de Fusiliers Marins est mis pour emploi à la disposition de l'Armée de Terre Française Libre par l'Amirauté de Londres. L'Unité est versée dans le Corps Expéditionnaire en cours de formation.
Le 31 août 1940, placé sous le commandement du Lieutenant de vaisseau DETROYAT, le Bataillon comprend 5 officiers (l’officier des Equipages LE MEUR, Enseignes de Vaisseau AMYOT D'INVILLE, DES MOUTIS, TOUCHALEAUME, LE BOURGEOIS), deux Aspirants de Marine (BAUCHE et PETIT). 18 Officiers-Mariniers, 90 Quartiers-Maîtres et Marins.
L’Unité embarque a Liverpool à bord du S/S Hollandais Westernland avec le Corps Expéditionnaire Français Libre pour l'opération Menace (débarquement, à Dakar).
Le 14 septembre 1940, les forces alliées (Corps Expéditionnaire Français Libre, corps d'appui britannique et force navale britannique) arrivent à FREETOWN en Sierra Leone et en repartent le 21 pour le Senégal. Les Fusiliers Marins qui doivent débarquer les premiers sont repartis sur trois avisos battant pavillon à Croix de Lorraine : Savorgnan de Brazza, Commandant Duboc et Commandant Dominé.
Le 23 septembre 1940, après une vaine opération montée dans la matinée pour entrer dans le port de Dakar, les Fusiliers marins font une seconde tentative dans l’après-midi sur la plage de Rufisque. Les troupes de Vichy ouvrent le feu.
Le Général de Gaulle informé fait annuler l'opération qui se voulait pacifique.
L’A.O.F, ne reprendra le combat dans le camp des alliés qu’en fin 1942.
Le 27 septembre 1940, avec l’ensemble du Corps Expéditionnaire les Fusiliers Marins font de nouveau escale à Freetown d'où ils sont dirigés vers POINTE-NOIRE au Congo où ils arrivent le 11 octobre.
Les mois suivants s'écoulent pour l'Unité à assurer la surveillance des côtes Congolaises depuis Pointe-Noire jusqu’à Mayomba, à poursuivre son entraînement et à faire de la préparation militaire aux indigènes
Le 26 octobre 1940, la Compagnie Le Bourgeois est rattachée au groupement Parent pour participer à l'opération sur le Gabon toujours inféodé à Vichy.
Le 5 novembre 1940 cette Compagnie prend part à la prise de LAMBARENE avec des éléments du B M.1.
Le 10 décembre 1940, la Compagnie des Moutis est à Port-Gentil, la Compagnie Amyot d'Inville à Libreville, une section à Mayomba, une autre à Loango, le reste du Bataillon est à Pointe-Noire.
Le 27 janvier 1941, le Bataillon est regroupé à Pointe-Noire et le 21 février il embarque sur le cargo français libre Capo Olmo pour se rendre à Freetown où il est transborbé sur le transport de troupes belge - Thysville - qui appareille le 6 mars pour Suez via le Cap de Bonne Espérance.
Le 23 avril 1941, le Bataillon débarque à Suez et est aussitôt acheminé sur Qastina en Palestine où vont être regroupées toutes les unités françaises libres réparties dans le Moyen-Orient.
Le 8 juin 1941, avec l'ensemble de la Première Division Légère Française Libre (1ere D.L.F.L.) qui vient d'être créée sous les ordres du Général LEGENTILHOMME les Fusiliers Marins participent à l'opération - Exporter - et franchissent la frontière Syrienne. Le Bataillon est jumelé au Bataillon d'Infanterie de Marine du Commandant de CHEVIGNE.
Le 9 juin 1941 les Fusiliers Marins sont à DERAA, le 10 à SANAMEIN, le 11 à GHABACHEL où ils subissent un bombardement aérien, le 14 à TAIYBE et à MOUKKELEE. Le 15 ils participent à la prise de KYSSOUE, de CHEIK MESKINE et de YDAIDET-AARTOUZ. Le 17, ils sont repoussés devant l'oasis de MOUADANIE et subissent beaucoup de pertes.
Du 18 au 21 ils se battent pour le contrôle de l'aérodrome de DAMAS et du Faubourg de MEZZE.
Le 21 juin 1941, avec les forces alliées et la 1ere D.L.F.L. ils pénètrent dans Damas après avoir perdu 10 tués et 33 blessés. Le Capitaine de Corvette DETROYAT, commandant l'Unité figure parmi les morts.
Le 16 juillet 1941, les Fusiliers Marins entrent à BEYROUTH au Liban alors que les hostilités ont cessé le 12 dans les Etats du Levant qui passent dans le camp des alliés.
Les Forces Navales Françaises Libres qui manquent de personnel pour armer la Marine au Levant, ordonnent, avec l’accord de l'Amiral MUSELIER et du Général DE GAULLE la dissolution du Bataillon de Fusiliers Marins dont le personnel doit être réutilisé par la Marine. Mais cet ordre ne sera jamais exécuté, par suite de l'opposition du Général CATROUX alors Conseiller National délégué au Moyen-Orient.
Le 1er B.F.M. assure tout d'abord la Police du port de Beyrouth, en collaboration avec les troupes australiennes, pour contrôler le bon ordre du réembarquement des troupes de Vichy. Sur les navires venus de France pour rapatrier les soldats de Vichy, de nombreux passagers clandestins débarquent par les aussières pour rallier la France Libre et s'engager au Bataillon.
Puis l'Unité est dotée de canons antiaériens récupérés sur place et elle reçoit mission de défendre contre les avions les côtes libanaises. Une section est basée en permanence à Chekka pour protéger la cimenterie, une autre à Tripoli près de la raffinerie. Le reste du Bataillon est à Beyrouth et poursuit son instruction.
Le 30 décembre 1941, le 1er Bataillon de Fusiliers Marins, commandé par le lieutenant de vaisseau AMYOT D'INVILLE, quitte le Liban avec la 1ère Brigade Française Libre indépendante (1er B F L) commandée par le Général KOENIG, l’ unité, toujours dotée de canons français de D C A de 20 millimètres assure la protection contre avions de la Brigade qui se dirige vers le désert de Libye pour rejoindre les forces de la Huitième Armée Britannique.
A Londres, l’Amirauté F.N.F.L se décide à mettre sur un pied d'égalité les marins qui servent à bord des unités navigantes et ceux qui appartiennent au Premier Bataillon de Fusiliers Marins. Ceci entraîne pour ces derniers les mêmes avantages de solde, d'avancement et que ceux accordés au personnel « Servant à la mer «. C'est pourquoi, du fin fond du désert, tous les documents signés par le Commandant AMYOT D'INVILLE portent le cachet officiel - F.N.F.L. Premier Bataillon de Fusiliers Marins. Service à la mer -.
Dès lors, le 1er B F.M. participera à tous les déplacements et à tous les combats de la Brigade dans le désert : HALFAYA le 1er janvier 1942, EL MECHILI le 20 janvier, les jock Columns dans le no man’s land, BIR HAKEIM en mai-juin 1942, EL ALAMEIN le 23 octobre.
Entre-temps, le 27 mai 1942, le Bataillon a troqué ses vieilles pièces françaises contre douze canons Bofors de 40 mm avec lesquels il abat six appareils allemands, tout en perdant onze hommes à BIR HAKEIM.
A cette époque, le Bataillon est ainsi articulé , six sections de deux pièces de D.C.A. chacune (Enseigne de Vaisseau de 2e classe BAUCHE, Premier Maître LE GOFFIC, Maitre Principal COLMAY, Premier-Maitre LE SAND, Maitre HAFFIQUAIRE, Premier-Maître BERROYER).
Plus une pièce de DCA rapprochée (berceau de mitrailleuse quadruple), Premier-Maitre GUTTINGER.
A Bir-Hakeim, comme à El Alamein, les Fusiliers Marins remplissent bien leur mission et méritent la reconnaissance de tous en même temps qu'une citation.
Pour ne citer qu’ un chiffre, rappelons qu'à BIR-HAKEIM en quinze jours de combats ils ont tiré 47.200 obus de D.C A. contre les avions ennemis (qui ont effectué 5.200 passages au-dessus de la position), interdisant a ceux-ci une plus grande précision de tir.
A la mi-novembre 1942, après la bataille d'El Alamein, les Fusiliers Marins sont regroupés avec les deux Brigades Françaises Libres dans la région de GAMBUT près de Tobrouk et y resteront jusqu'à la fin avril 1943, assurant la protection aérienne des cantonnements français libres et des aérodromes alliés du voisinage.
Le 1er mai 1943, avec l'ensemble de la Première Division Française Libre (1ere D.F.L.) qui vient d'être créée et confiée au Général DE LARMINAT, le Bataillon pénètre en TUNISIE.
Les 9 et 10 mai 1943, l'Unité participe aux combats du DJEBEL GARCI et de TAKROUNA qui aboutissent à la libération d’ENFIDAVILLE.
Entre-temps, le 7 mai, une batterie est entrée à KAIROUAN avec les forces alliées.
Le 24 septembre 1943 est décidée la transformation du Bataillon en Premier Régiment de Fusiliers Marins qui doit être équipé en Unité de reconnaissance Divisionnaire (1er R.F.M.).
Il s'agit tout d'abord de doubler l'effectif en prenant bien soin de n'incorporer que des éléments français libres, ou, s'ils sont trop jeunes pour posséder cette qualification, qui présentent du moins cette qualité
Dès lors, depuis MELTINE où il est cantonné près de Bizerte, débute pour le Régiment un immense effort de recrutement, de réorganisation et d'instruction.
Partis d'Angleterre comme fantassins, ayant assuré dans le désert la défense contre avions, les Fusiliers Marins se convertissent en cavaliers. L'extraordinaire facilité d'adaptation de ces marins dont beaucoup sont brevetés radios, mécaniciens, canonniers ou armuriers facilite les choses.
Le 23 décembre 1943, porté à l'effectif de 30 officiers 125 officiers-mariniers, 700 quartiers-maîtres et marins le 1er R F.M., sous les ordres du Capitaine de Corvette Amyot d'Inville, quitte Metline pour le camp de BOUFICHA afin de se rapprocher de la 1ere D F L. désormais commandée par le Général BROSSET.
Le 26 janvier 1944, devant les quatre escadrons de combat, l’Escadron Hors Rang, le Peloton de Commandement, l'Etat-Major et le Commandement de la formation, le Commissaire National à la Marne Louis JACQUINOT remet son drapeau au Premier Régiment de Fusiliers Marins.
Précisons une curiosité a ce sujet : les Fusiliers Marins sont la seule unité de la Marine à posséder un drapeau, les navires et les installations navales ayant des pavillons. D'autre part les Fusiliers Marins se trouvent être la seule unité de cavalerie à détenir un drapeau puisque toutes les autres ont un étendard.
Le 1er mars 1944, le Régiment est au grand complet.
Il est ainsi articulé :
1er Escadron de chars légers : Lieutenant de Vaisseau BARBEROT
2ème Escadron de Reconnaissance : Lieutenant de Vaisseau SAVARY
3ème Escadron de Reconnaissance : Lieutenant de Vaisseau BRASSEUR-KERMADEC
4ème Escadron de Reconnaissance : Lieutenant de Vaisseau LANGLOIS
Escadron Hors Rang : Lieutenant de Vaisseau SEKUTOVITCH
C’est sous cette forme que le 20 avril 1944 l'unité s'embarque pour l’Italie, en même temps que la 1ere D F.L., avec tout son matériel : 25 motos, 57 jeeps, 1 command car, 17 camions Dodge, 1,5 tonne, 1 ambulance, 1 Wrecker de 10 tonnes, 14 canons de 57 mm, 9 obusiers, 9 remorques blindées, 20 Half-Track, 53 Scout-Cars, 17 chars légers.
Suivant désormais tous les mouvements et toutes les opérations de la 1ere D.F.L , le premier Régiment de Fusiliers Marins participe à la bataille DU GARIGLINANO le 10 mai 1944, puis à la poussée sur Rome, à la poursuite de l'ennemi au nord de la capitale italienne. Partout où la DFL se bat, les pompons rouges sont présents pour reconnaître le terrain, déterminer les emplacements de l'adversaire, appuyer ses attaques d'infanterie, poursuivre l'ennemi en retraite, renseigner le commandement. Partout où les soldats de la 1ère D.F L verseront leur sang, les marins y mêleront le leur.
La campagne d'Italie coûtera au 1er R F.M la perte de 4 officiers dont le commandant d'Unité le Capitaine de Frégate AMYOT D'INVILLE tombé le 10 juin 1944 devant MONTEFIASCONE , de 5 officiers-mariniers et de 52 quartiers-maîtres et marins - les blessés s'élèvent à 13 officiers, 10 officiers-mariniers, 117 quartiers-maîtres et marins.
Le journal de bord du Régiment fait état, durant cette campagne, des combats suivants : SAN ANDREA 12-14 mai 1944 ; SAN GIRGIO 15-17 mai ; PONTECORVO 19-24 mai ; TIVOLI 5-6 juin, MONTEFIASCONE 10 juin ; MONTERADO 11-12 juin ; BOLSENA 13 juin ; SAN LORENZO NUOVO 14 juin ; CASTELGIORGIO 14 juin ; ACQUAPENDENTE 15 juin ; TORRE ALFINA 15 juin ; RADICOAFANI 16-18 juin ; MADONA DELLE VIGNE 18 juin.
Le 24 juillet 1944, une équipe d'ambulancières des services féminins de la Flotte (S.F.F.) est affectée par l'Amirauté d'Alger avec ses véhicules au Bataillon Médical de la 1ere DFL pour les secours et soins à donner au personnel du 1er R.F.M.
Cette équipe se compose d'un officier, de deux aspirants et de 9 brevetées et stagiaires. Plusieurs de ces jeunes filles mériteront la Croix de Guerre, beaucoup de blessés du Régiment leur devront la vie, grâce leur soit rendue !
Le 16 août 1944, l'unité débarque à CAVALAIRE dans le cadre de l'Opération Anvil-Dragon sous les ordres du Capitaine de Corvette de Morsier et toujours à la tête de la 1ère D.F.L, elle trouve le contact le 18 août dans la région de Saint-Isidore sur la route de Toulon.
Il s’agit dès lors de libérer la France du sud au nord, de faire jonction avec les forces alliées débarquées en Normandie. de refouler l'ennemi hors d'A!sace. Cette nouvelle campagne coûtera cher au Régiment et les combats seront nombreux.
LA CRAU 19-20 août, HYERES 21, août, LA VALETTE-DU-VAR 22 août, LA GARDE 22 août.
(Extrait du journal de bord du 4ème Escadron du 1er Régiment de Fusiliers Marins. Commandant Langois, Cdt le 4ème Escadron Journal tenu par le Lieutenant de Vaisseau Tilly).
ATTAQUE DE LA GARDE
Le 23 août 1944 à 6 h, l'Escadron renforcé par un peloton du T D, un peloton de chars légers, des éléments portés du Génie et de l'Infanterie, part de Hyères en reconnaissance sur des axes différents. Le contact est trouvé par le 1er et le 2ème peloton à la Garde, par !e 3ème peloton au Pradet. Les renseignements concernant la défense anti¬chars ennemie sont envoyés au Colonel Simon (ne pas confondre avec le Simon F.F.L.). Ils ne sont pas exploités. Tir d'artillerie demandé, pas de réponse. Aucune perte à signaler.
A 13 h 30, ordre est donné par le Colonel Simon au Commandant du 4ème Escadron d'attaquer. Avant d'exécuter l’ordre, le Commandant Langlois demande de nouveau un tir d'artillerie sur les positions ennemies repérées au cours de la matinée. Réponse : attaque confirmée, pas d'appui d’artillerie.
A 14 h le 1er et le 2e peloton sont engagés et subis¬sent un tir très meurtrier. Les renseignements du matin se trouvent confirmés. Ils sont de nouveau adressés au Colonel Simon, par radio, par motocycliste et par un officier de Iiaison. Réaction néant.
A 18 h 30, ordre du Colonel Simon, attaquer de nouveau. Toujours sans aucune préparation d'artillerie. Le Général Brosset venant se rendre compte lui-même sur les lieux annule l'ordre d'attaquer.
Le 3ème peloton avait pénétré le matin dans le Pradet après avoir détruit 5 lance-flammes. Il s'y maintient jusqu'à l'arrivée de l'infanterie et demeure en position de soutien.
Durant la nuit du 23 août au 24 août les positions pour le 4ème Escadron étaient les suivantes :
1er et 2ème Pelotons position défensive à la (?) en dehors de la zone de tir des mortiers ennemis
3ème peloton en position défensive au Pradet.
PC Escadron en position avancée à l'Eygoutier ,
Bilan des pertes pour le 4ème Escadron :
Hommes : tués 12, blessés 25.
Matériel: voitures détruites ou sérieusement endommagées :17.
A l'aube du 23 août le 4ème Escadron est relevé par le 2ème Escadron du 1er R.F.M. (Lieutenant de Vaisseau SAVARY)
Toulon 23 et 24 août ; Lyon 3 septembre ; Clairegoutte 27 septembre ; Frédéric-Fontaine 27 septembre ; Forêt de Cherimon 27 septembre ; Ronchamp 28 septembre-10 octobre. Auxelles-Bas 20 novembre ; Les Boulets 20 novembre ; La Savoureuse 21 novembre ; Rougegoutte 22 novembre ; Eloi 23-24 novembre. Gros-Magny 24 novembre ; La Doller 24-29 novembre ; Ballon d’Alsace 24-26 novembre Rougemont-le-Château 25 novembre. La Chapelle-sous-Rougemont 25 novembre ; Masevaux 27-28 novembre ; Bourbach-le-Bas 30 novembre-1er décembre. L'Ill 7-19 janvier 1945 ; Herbsheim 8-11 janvier ; Rossfeld 10-11 janvier ; Ohnenheim 30-31 janvier. Marckolsheim 31 janvier-1er février. Artzenheim 1er février ; Massif de l’Authion 15 avril 1945.
Les pompons rouges, Place Bellecour (Lyon). Adressé par Mr Félix GUEZ (AL2)
Parmi ces très nombreux combats, notons la libération de Toulon le 25 août 1944 à la même date que Paris, l'entrée victorieuse à Lyon le 3 septembre, la première liaison que font le 12 septembre 1944 à Nod sur Seine les Fusiliers Marins de Brosset avec les Spahis de Leclerc, l'arrivée des pompons rouges sur les berges du Rhin le 1er février 1945 à Artzenheim où les matelots vident les chargeurs de leurs mitrailleuses sur la rive allemande du fleuve, la prise des forts de Plan Caval et des Trois Communes dans le massif ce l'Authion au nord de Nice où les chars du 1er Escadron combattent a 2000 mètres d’altitude.
Entre le 31 octobre 1940 a Lambaréné où a été tué le matelot Gaston Salaun et le 11 mai 1945 a Beaulieu où meurt de ses blessures a l'hôpital Spears le Quartier Maître Combaz, l’Unité a perdu 195 hommes dont 12 0fficiers sont morts pour la Libération de la France.
200 Croix de Guerre, 70 Médailles Militaires 32 Rubans de la Légion d'honneur, enfin 29 Croix de la Libération ont été décernés.
Le Premier Escadron a été cité à l'Ordre de l’Armée pour ses combats du Garigliano et du Liri en Italie. Puis une seconde fois pour son action à Clairegoutte, Frédéric-Fontaine, Eboulet, Côte 620. Auxelles-Bas, Vescemont, Rougegoutte, Rougemont-le-Château. Herbsheim, Rossfeld et Ohnenheim.
Enfin une troisième fois pour s’être distingué a Cabanes-Vieilles, Plan Caval, Trois Communes, Giagiabella et La Déa.
Le Deuxième escadron a mérité la même citation pour son courage à Monteleucico, Montefiascone Acquapendante, Toulon, Autun, Forêt de Chérimon., Sans, Hartzenheim, Markolsheim, Artzenheim.
Le Quatrième Escadron, lui aussi, a mérité la Croix de Guerre avec Palme pour sa belle conduite a Tivoli, sur la route 71, à Madone della Vigne, à Hyères, La Garde, Le Pradet, Dolleren, Berbruck, Kraft et Artzerheim.
Parmi les morts du Premier Régiment de Fusiliers Marins, l’un d’entre eux, le matelot mécanicien Georges Brières, décédé à l'hôpital de Belfort le 25 novembre 1944 après les combats de Giromagny a été choisi pour reposer dans le caveau n0 8 de la crypte du Mémorial de la Résistance du Mont-Valérien où il représente les marins morts pour la Libération de la France. A ses côtés, parmi d'autres, trois soldats de la 1ère D.F.L dorment leur dernier sommeil.
Le 8 août 1945 après avoir été fait Compagnon de la Libération le 12 juin et après avoir remis tout son matériel au 3e Régiment des Hussards, le Premier Régiment de Fusiliers Marins quitte la Première Divivison Française Libre pour retourner dans le sein de la Marine Nationale.
A cette occasion le Général Garbay qui commande la DFL depuis la mort du Général Brosset publie l’ordre général suivant :
« après cinq années de lutte en commun, le Premier Régiment de Fusiliers Marins quitte la Division. Sa mission est remplie. Tant de morts tombés au cours multiples combats pour la Libération en constituent le témoignage.
Officiers, sous-officiers et soldats de la Division Française Libre se rappeleront toujours avec orgueil et gratitude les Batailles du Désert, d’Italie et de France où les Fusiliers Marins précédaient notre avance parmi les positions ennemies.
Et cette reconnaissance que nous leur devons restera le meilleur gage d’une union formée dans la lutte et par l’adversité et qui doit survivre toujours et partout quoiqu’il advienne. »
En savoir plus...
Fin de la Campagne d'Italie -Campagne de France du 13 aout 44 au 27 aout 44 - Signé par le Capitaine de Frégate Pierre De MORSIER, 30 mai 1945
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1 de la dfl.... : Jean Chaneboux, Roger Barberot, Edouard Przybylski
Le poème LES FORBANS MAGNIFIQUES, dans notre Musée virtuel, en hommage aux Fusiliers Marins
Ressources externes
Journal de Marche du RFM du 01/10/1944 au 02/12/1944 sur le site de l'Association du 11e Cuirassiers
Un article consacré au 1er bataillon de fusiliers marins
Le Musée de Tradition de l'Ecole des Fusiliers marins
Video sur le Musée de Tradition de l'Ecole des Fusiliers marins
Jean CANDELOT sur le site du Musée Fusco
BIBLIOGRAPHIE
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- A force de vaincre - Jacques Bauche - Armand Fleury éditeur - 1947
- Combats 1943-1945 - Bertrand Chatel - Pensée universelle - 1989
-Fusiliers-Marins - Roger Barberot - France Empire - 1947
- Les formations de la Marine aux Armées 1939-1945 -
- Capitaine de Frégate Caroff -SHM - 1953
- Historique des FNFL - SHM
- Un seul pied sur la terre - A. Voisin - Mirambeau - 1946
- Les Fusiliers-Marins - Collectif - Atlas - 1992
- Récit autobiographique d'un engagé volontaire à titre étranger - J. Brasseur-Kermadec
- Savoir dire non - Jules de Koenigswarter - diffusion privée - 1976
- Fusiliers-Marins et Commandos - Georges Fleury - Copernic - 1980
- Alain Savary, politique et honneur - Serge Hurtig - Presses de la FNSP - 2002
- Hommes de guerre N°10 - 1944 : avec le RFM devant Auntin - 1988
