13ème DEMI BRIGADE DE LEGION ETRANGERE - Grandes figures : Le Lieutenant-Colonel Bernard SAINT HILLIER

Bernard SAINT HILLIER (1911-2004)

 

Né à Dôle (Jura), ce fils d'un officier d'infanterie est élève au Prytanée militaire de la Flèche et achève ses études secondaires au Lycée Michelet à Vanves, avant d'intégrer Saint-Cyr en 1931.

A la sortie de l'Ecole, il choisit l'infanterie et sert au 11ème Bataillon de chasseurs alpins comme chef de section d'éclaireurs skieurs.

En 1938, il est muté à la Légion, au 1er Régiment étranger. Volontaire pour l'expédition en Scandinavie avec la 13ème Demi-Brigade de Légion étrangère, il ne peut se résoudre à retourner au Maroc après l'annonce de l'armistice et avoir entendu l'exposé du Général de Gaulle à Trentham Park.

Il saute le pas, suivant l'exemple de son commandant de compagnie à Narvik, le capitaine Amilkvari.

Il se distingue une première fois à Massaoua. En septembre 1941, le capitaine Jean de Vienne - pseudonyme adopté pour protéger sa famille contre d'éventuelles représailles- devient l'adjoint d'Amilakvari nouvellement promu lieutenant-colonel et chef de corps de la 13ème DBLE.

De Bir Hakeim à la fin de la campagne de Tunisie, il collectionne les titres de guerre et les blessures.

Chef d'Etat-major de la 1ère Division Française Libre en septembre 1943, il fait les campagnes de Tunisie, et d'Italie, débarque en PRovence, remonte la vallée du Rhône et prend le commandement de la "13" à la veille de la bataille de l'Authion (mars 1945).

En 1946, le jeune lieutenant-colonel, promis à des commandements prestigieux, est admis à l'Ecole supérieure de guerre et associé, entre 1947 et 1949, aux travaux de rénovation de l'Armée, à l'Etat-major général des forces armées.

Il prend le commandement du 18ème régiment de chasseurs parachutistes en 1952 et du groupement aéroporté n° 1 en Indochine jusqu'en 1955 avant de rejoindre l'inspection de l'Infanterie.

Il fait partie des officiers français chargés, à Londres, de préparer le plan d'opérations de la campagne de Suez à laquelle il participe (novembre 1956).

Stagiaire au Centre des hautes études militaires en 1957, il rejoint l'Etat-major du corps d'armée de Constantine avant de prendre, en 19560, le commandement de la 10e Division parachutiste.

Sa loyauté à l'égard du Général de Gaulle, son arrestation par des légionnaires parachutistes lors du putsch d'Alger et sa détention à In Salah (avril 1961) ne l'empêchent pas de témoigner avec grandeur d'âme au procès du commandant Denois de Saint-Marc.

Sa carrière militaire se poursuit à l'OTAN (1962-1965), à l'inspection des réserves de l'Armée de terre, enfin, au commandement de la 3e région militaire (Rennes) jusqu'en 1971.

Le Général de Corps d'Armée Saint Hillier est grand-croix de la Légion d'Honneur et Compagnon d ela Libération(décret en date du 27 mai 1943).

 

Source: André Paul Comor, Dictionnaire de la France Libre. Robert Laffont, 2010.

Le général SAINT HILLIER, Compagnon de la Libération, raconte ses souvenirs de guerre : la légion étrangère, la bataille de Narvik en Norvège en 1940, le regroupement en Angleterre après l'appel du 18 juin 1940 de Charles de Gaulle.

 

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EN SAVOIR PLUS


Biographie complète sur le site de l'Ordre de la Libération

 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

  • Le Général Saint Hillier, de Bir Hakeim au putsch d'Alger. Jean-Christophe Notin. Perrin, 2009.
  • Bernard Saint Hillier, Les premiers soldats du Général de Gaulle, les origines de la 1ère Division Française Libre. La Bruyère 2000.
  • Bernard Saint Hillier, Les soutiers de la gloire. Le Publieur, 2004.