ROBEDAT Pierre

31/10/1924

Grade : sous-lieutenant

Unité : BM 4

 

Français Libre

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  • Grand Officier de la Légion d’Honneur
 

À propos

Profession : étudiant

Ralliement : (mai 1943)

 

Écrits

PIERRE ROBEDAT, ÉLEVÉ AU RANG DE GRAND OFFICIER DE LA LÉGION D’HONNEUR

Monsieur Yves GUENA, ancien ministre, Grand Croix de la Légion d’Honneur avait été choisi comme parrain par notre ami ROBEDAT. Devant sa famille et de nombreux amis monsieur Yves GUENA rappela le parcours de l’impétrant, parcours dont nous donnons ci-après un condensé.

Agé de 18 ans, le 8 novembre 1942, se trouvant à Alger ,il suit le Spécial détachement de la 1ère Armée britannique Passe ainsi au Corps Franc d’Afrique puis au peloton d’aspirant à Cherchell.

A l’issue du peloton il rejoint début mai 1943 la 1e DFL dans la région de Kairouan. Il est affecté au BM 4 comme chef de section de canons 75. Il séjourne en Tunisie, en Lybie puis en Tunisie avant de partir en Italie comme chef de section de mortiers de 81 du BM 4.

Campagne d’Italie d’avril à juillet 1944. Débarquement en Provence le 15 aout 1944,combats à Hyères, Toulon, Lyon, Autun. Puis région de Villersexel, Vesoul, Ronchamp. Après un aller-retour dans le sud-ouest de la France, campagne d’Alsace, Sélestat, Illwald, Obenheim, le Rhin, Colmar, du 1e janvier au 10 mars 1945.

La DFL part vers le sud des Alpes. Le BM 4 combat dans le secteur Sospel, Brouis Breil, Tende Chevalier de la Légion d’honneur en juillet 1945 – 4 citations dont 2 palmes – 1 blessure

Sous lieutenant part en Indochine, en janvier 1946, avec le bataillon de la DFL comme chef de section de mortiers de 81. Combats en Cochinchine, puis départ vers le Tonkin comme chef de peloton blindé. Combats au Tonkin jusqu’en avril 1946

Obtient 4 nouvelles citations dont 2 palmes.- 1 blessure - Officier de la Légion d’honneur en aout 1946. Lieutenant.

Sert en Allemagne comme chef de peloton, puis comme commandant d’escadron de chars. Part au Tchad comme commandant d’unité saharienne.

En opération en Algérie du 4 novembre 1954 à octobre 1955 comme commandant d’escadron de chars. A nouveau au Tchad comme commandant d’unité saharienne puis à nouveau en Algérie de novembre 1958 à aout 1960 comme commandant d’ unité saharienne. 1citation –

Il occupe ensuite les postes suivants ;

Etat-major Paris (janvier 1961- juillet 1963) Etat-major du Tchad (aout 1963- aout 1965) chef d’Etat-major puis commandant en second de régiment de chars en Allemagne (septembre 1965 - aout 1967) Direction des centres d’essais nucléaires à Paris puis à Papeete (1967 – 1969) – Commandeur de la Légion d’honneur en aout 1968

Commandant du 4e RIMA à Toulon puis commandant militaire en Guadeloupe, il quitte l’armée, à sa demande, en février 1974 comme colonel, commandeur de la Légion d’honneur, 9 citations dont 4 palmes.

PIERRE ROBÉDAT HONORÉ PAR LA VILLE D’HOSSEGOR

Xavier Soubestre remet la médaille de la ville au colonel Pierre Robédat. 
Photo Xavier Gès


Il a la veste bardée de médailles. Malgré le temps qui passe et qui l’oblige à prendre une canne pour ses déplacements, le colonel Pierre Robédat a tenu un discours de haute volée : En décembre 53, le hasard et un camarade landais m’ont fait connaître Hossegor. J’ai découvert ici des qualités humaines et de conditions physiques qui s’adaptaient parfaitement à mes retours réguliers à la métropole.

En ce lundi 3 octobre, Xavier Soubestre, le maire de la commune, lui a remis la médaille de la ville, en exprimant l’immense fierté qui est la sienne de le recevoir dans les salons de l’hôtel de ville. Il faut dire que le parcours du colonel est exemplaire. Il s’enrôle dans l’armée dans les années 40, rejoint le corps Franc d’Afrique en 1942, puis intègre la Première Division française libre en Tunisie. Entre autres, il participe ensuite à la campagne d’Indochine dès décembre 1945, il est alors fait chevalier de la Légion d’honneur, et ensuite officier à seulement 24 ans.

Puis s’enchaînent les campagnes d’Allemagne et du Tchad jusqu’en 1960. Vous rejoignez l’état-major à Paris, au cabinet ministériel de Pierre Mesmer , continue le maire.

DISTINCTIONS HONORIFIQUES

Hossegor deviendra progressivement son port d’attache et sa ville de cœur, propriétaire en 1955 et habitant pour sa retraite à partir du printemps 1974. Entre-temps, il est fait commandeur de la Légion d’honneur en 1968. Enfin, Nicolas Sarkozy a décidé de l’élever au rang de grand officier de cette même légion, une distinction très rare puisqu’il est seulement le quatrième cette année à avoir reçu ce privilège.

F. R.

Source : Journal Sud-Ouest

Histoire de la Colonne Volante

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