GILBERT Jean

13/03/1925

Grade : 1ère Classe

Unité : 1er RA

 

Français Libre

Voir ses décorations

  • Médaille Militaire
  • Médaille des Évadés
  • Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
  • Médaille Commémorative de la Campagne d’Italie
  • Croix de Guerre 1939-1945 avec 3 citations
  • Médaille commémorative des services volontaires dans la France Libre
  • Croix du Combattant 1939-1945
  • Médaille des Blessés
  • Médaille de la Déportation et de l’Internement pour Fait de Résistance
 

À propos

Lieu de naissance : Cruseilles

Profession : étudiant

Ralliement : Gibraltar (juillet 1943)

A été fait prisonnier

 

Notes

Banque photos RA

Écrits

Jean Gilbert est né le 14 mars 1925 à Cruseilles en Haute Savoie où il grandit jusqu’en 1937, puis il entre au pensionnat Saint-Joseph de Thonon.

En juin 40, de retour à Cruseilles en raison de l’invasion allemande, il voit des soldats français s’enfuir sur la route d’Annecy à Genève. La honte et la douleur partagent le jeune homme de quinze ans, désireux de se battre. Un oncle lui parle de l’Appel du 18 juin : à la première occasion, il est décidé à rejoindre les Forces Françaises Libres.

Inscrit chez les Lazaristes de Lyon, il envisage de préparer le concours de Saint Cyr lorsqu’il aura passé son bac. Il y rencontre Maurice Evain, un autre jeune homme qui ne pense qu’à s’évader pour rejoindre l’Angleterre. Jean travaille pour financer le voyage et ne parle à personne de sa famille de son projet, qui se concrétise en janvier 1943.

Les fugitifs passeront par Perpignan et grâce à l’aide d’un curé, ils rejoignent dix candidats au passage en Espagne qui s’effectue dans la neige, le 10 janvier 43.

Dénoncés, ils sont arrêtés et emprisonnés deux mois à Figueras où ils subissent des conditions de détention pénibles et la faim au ventre. Ils sont ensuite transférés à Gerona où Jean fête ses 18 ans et rencontre Maurice Sentenac, qui souhaite rejoindre les F.F.L en Afrique.

En juin ils se rendent à Madrid pour y attendre un vrai faux passeport canadien afin de gagner Gibraltar où ils arrivent finalement tous les trois en juillet 1943.

Interrogés par les Anglais, les 3 amis signent finalement leur engagement pour les F.F.L et reçoivent leur équipement anglais. Ils embarquent sur un cargo, le Château Pavie à destination de Casablanca, puis du camp de la Médiouna. Jean Gilbert et Maurice Saintenac rejoignent la 1e D.F.L au Cap bon en Tunisie en septembre 1943 après avoir séjourné au Bataillon d’instruction des F.F.L à Dellys, en Algérie et Jean est affecté au 1e Régiment d’Artillerie où il intègre le groupe Liaison infanterie et reconnaissance , toujours en première ligne, sous les ordres du commandant Jacques Ravet, dans un command car équipé d’une radio.

La 1e D.F.L. monte sur le front Italien au début de mai 1944, et pour son baptême du feu, Jean se trouve près du Monte Cassino, en liaison avec un régiment de chars destroyers. Il sera grièvement blessé par une mine le mois suivant près de Viterbo et sera deux fois opéré. En convalescence il reçoit la visite du Commandant Ravet qui lui annonce l’imminence du débarquement en Provence. Jean qui devait être évacué en Tunisie part pour Albanova, sans papiers, en toute irrégularité et malgré sa douleur à la jambe, il se rend près du Colonel Bert, qui remplace le Colonel Laurent-Champrozay tué le 18 juin, dont il obtient l’autorisation d’embarquer, sous la direction du Commandant Ravet.

A dix heures du matin le 13 août Jean débarque au volant de son véhicule sur la plage de la Croix-Valmer.

La Division s’ébranle et fonce sur les routes du Massif Central et le 2 septembre, Jean est au Nord de Lyon, près de Charbonnières où il prévient un parent de sa présence dans l’armée de Libération. Deux jours plus tard son père fait le voyage depuis Cruseilles, mais arrive le lendemain du départ de la 1e D.F.L pour les Vosges.

Faisant partie de l’Etat-Major du Groupement de 105 du 1e R.A, Jean et Ignace Comarmond sont un jour affairés à réparer leur command car sur le bord de la route lorsque le Général Brosset s’arrête à leur niveau et leur lance Et après, on dira qu’il n’y a que moi qui casse le matériel ! Le 20 novembre, il disparaissait dans un accident.

Après un passage éclair à Royan, où la troupe espère passer un premier Noël en France libérée dans cette région clémente, l’attaque allemande dans les Ardennes oblige au regroupement des forces sur le front d’Alsace.

Jean Gilbert et Ignace Comarmond sont à Sand le 7 janvier 1945 et reçoivent l’ordre de rejoindre Obenheim avec leur command car équipé d’un poste radio SCR 608 et de se mettre à la disposition du Commandant Coffinier, chef de corps du Bataillon de marche n°24…

(éléments biographiques établis d’après l’ouvrage de Josette Buzaré, Mémoires croisées...)

Jean GILBERT et Ignace COMARMOND

"EN ROUTE POUR LA CAPTIVITÉ"

Récit de Jean Gilbert

J’appartenais, avec mon coéquipier et ami le Brigadier Ignace Comarmond, à l’État-major du Groupement de 105 du 1e Régiment d’Artillerie. Notre chef direct était le Commandant Jacques Ravet. Nos missions consistaient à effectuer des reconnaissances pour repérer les futurs emplacements de batterie derrière les lignes et à établir des liaisons avec les Bataillons d’Infanterie pour des tirs d’appuis et de barrages.

Le 7 janvier 1945, nous étions à Sand (Alsace). Depuis le 2 janvier 1945, nous avions effectué quelques missions sur les bords du Rhin, en particulier pour des batteries volantes. Le 7 janvier, nous recevons l’ordre de nous rendre à Obenheim avec notre command-car équipé d’un poste radio 608 et de nous mettre à la disposition du Commandant Coffinier, chef de corps du B.M.24. En cours de route, après le passage du canal du Rhône au Rhin, nous nous rendons compte qu’il se passe quelque chose : en effet, sur notre droite, des Fusiliers Marins sont pris à partie à la lisière d’un bois. Mon ami Ignace me fait remarquer que le secteur n’est pas catholique du tout. Nous arrivons cependant sans encombre à Obenheim et nous nous présentons au P.C. (à la mairie) où l’on nous donne nos instructions : nous mettre en place en face de la mairie de l’autre côté de la rue devant la fromagerie, tirer une ligne téléphonique et recevoir ou passer les messages intéressant le B.M.24. Nous choisissons un endroit idéal pour nos émissions et réceptions et nous nous mettons au travail. Les conversations se font en phonie et en clair. Nous apprenons l’après-midi que nous sommes encerclés, mais nous ignorons que nous allons rester dans notre voiture jusqu’au 10 janvier à vingt et une heures. Les jours suivants, nous envoyons des messages et nous en réceptionnons. Nous recevons également des obus et quand ça tombe trop dru, nous allongeons notre fil de micro et nous nous mettons à l’abri sous Les escaliers de la fromagerie. La journée du 8 janvier est assez calme ; le 9, nous apprenons que la Garnison de Boofzheim ainsi que celle de Gerstheim a rejoint Obenheim. Nous sommes de plus en plus bombardés par des automoteurs et des Nebelwerfer. La ligne de téléphone qui nous relie au P.C. est souvent coupée et en conséquence, nous portons les messages à transmettre. La fatigue et le froid commencent à se faire sentir. Mon ami Ignace (Mauricien) craint bien sûr cette température sibérienne à l’antipode de la douceur de son île natale.

La journée du 10 janvier sera la plus pénible. Les Allemands nous envoient des tracts nous incitant à nous rendre : bien sûr, nous ne sommes pas d’accord. Les bombardements se font plus violents et plus nombreux. Les avions nous para chutent vivres et munitions, mais le plafond bas ne permet pas une bonne visibilité et les trois quart des parachutages tombent chez l’ennemi. En fin de journée, un éclat d’obus s’incruste dans l’émetteur du poste radio après avoir coupé en deux le canon de notre carabine. La réception fonctionne, mais pas l’émission. Nous rendons compte au P.C. et l’on nous donne L’ordre de prendre nos armes individuelles et de nous poster aux fenêtres du premier étage de la mairie. Je prends l’arme d’un mort puisque la mienne est hors d’usage et nous nous rendons au premier étage. Des chars ont pénétré dans le village et l’un d’eux, posté près du temple, nous allume. Son tir a touché l’angle d’une fenêtre et nous nous replions au rez-de-chaussée. La mairie est en feu et nous descendons à la cave avec les autres occupants. Il est vingt et une heures ; nous sommes cueillis par les Allemands et les bras en l’air, nous sortons un à un. C’est hallucinant : de chaque côté de la porte, des Allemands casqués, bottés et la capote jusqu’aux talons, la mitraillette en position de tir. Et Obenheim qui brûle !... Nous sommes rassemblés et craignons le pire. En colonne, nous sortons d’Obenheim et nous sommes arrosés par nos propres obus !!!

Le dernier message que nous avons transmis a été : tir de barrage tout autour du village . Nous nous sommes rendu compte que le 115 claquait sec. Nous avons passé la nuit à Gerstheim et le 11 janvier au matin, par camion, puis par train, nos geôliers nous ont fait traverser le Rhin. Nous descendons du train à Denzlingen puis, à pied, nous gagnons Waldkirch. Nous y sommes interrogés dans un bâtiment en ville. Nous sommes une dizaine à attendre notre tour dans le hall.

Un Sous-Officier du premier Régiment d’Artillerie, Jean Gugenheim, veut aller aux toilettes ; la sentinelle lui balance un coup de crosse dans le dos. Gugenheim se retourne et envoie un direct dans la figure de l’Allemand ; celui-ci épaule et tire en direction du rebelle. Heureusement, l’un des nôtres a le réflexe de lever le canon du fusil et le coup part dans le plafond. Aussitôt, c’est le branle-bas de combat et les Allemands arrivent de tous les côtés. Nous n’avons pas encore été fouillés et certains d’entre nous se débarrassent de grenades. Quatre ou cinq jours plus tard, nous quittons Waldkirch à pied pour Denzlingen.

En train, nous nous dirigeons vers le Nord. Arrêt à la gare d’Offenburg où nous subissons un bombardement allié. Puis, nous continuons le voyage. Dans les environs de Bondorf, le train est mitraillé par des chasseurs alliés : Les Allemands se sauvent et nous laissent enfermés dans les wagons. Lun des prisonniers réussit à sortir et nous ouvre les portes. Nous sortons précipitamment et avec nos capotes, nous formons des Croix de Lorraine. Le mitraillage cesse mais il y a eu des morts et des blessés. Un avion est abattu et nous voyons le pilote descendre en parachute. Nous attendons dans la neige le remplacement de la locomotive et nous repartons vers Stuttgart où nous serons internés au stalag V B à Ludwigsbourg.

Ignace Comarmond a noté sur son carnet : moral excellent, santé médiocre, nourriture très insuffisante . Nous y recevons malgré tout un colis de la Croix-Rouge.

Dans ce colis, il y a du nescafé et nous réussissons à faire chauffer de l’eau dans une boîte de conserve. À cet instant survient un gardien qui donne un coup de pied dans la boîte : l’eau chaude se répand à terre. Nous ne boirons pas de bon café aujourd’hui. Ignace Comarmond, à bout de force, échange sa montre achetée au Caire contre une boule de pain ; il partage avec moi et nous sommes rassasiés pour un temps. Au bout d’une semaine ou deux, je ne me souviens plus exactement, nous quit tons Ludwigsbourg en train et nous arrivons à Nuremberg. Nous sommes conduits au Stalag XIII D où nous retrouvons des prisonniers de 1940. L’accueil n’est pas des plus chaleureux...

Quelques jours plus tard, les Allemands demandent des volontaires pour travailler dans les fermes. C’est la chasse à l’homme autour des baraques et, bon gré mal gré, un groupe de volontaires forcés est constitué et envoyé à Furth au Kommando 1600 A.

Le logement est au dernier étage d’un immeuble en face de la gare. Nous y passons la nuit et le lendemain matin, nous sommes conduits au travail. En fait de ferme, c’est le centre de la ville de Nuremberg qu’il faut déblayer après les bombardements. Dans l’après-midi, alerte nous avons accès à l’abri après les Allemands et nous subissons des bombardements. Le soir, retour au Kommando il ne reste guère que des pans de murs. Repli de 5 kilomètres en pleine campagne, à pied évidemment, et nous sommes logés dans un petit camp équipé de cabanes en bois. Nous sommes à la campagne et tous les jours, il faudra faire à pied l’aller-retour camp/Nuremberg. Nous sommes au mois de février et il fait très froid. Les baraques sont équipées de fourneaux, mais nous n’avons pas de bois. Le premier jour, à Nuremberg, nous constituons une petite réserve de bois et nous la ramenons au camp ; à notre surprise, les Allemands nous la confisquent car ils n’ont même pas de bois pour eux. Nous restons des jours sans rien ramener et, à la fin, les Allemands nous proposent de ramener du bois et de le partager avec eux.

Nous acceptons et l’accord sera respecté. Nous mènerons cette vie-là jusque vers le 15 avril 1945, en subissant tous les jours les bombardements alliés ou la plaque de phosphore destinée à incendier la ville.

C’est alors que, devant l’avancée des alliés, les Allemands nous évacuent vers le réduit bavarois. Après maintes péripéties et notre refus de construire un fossé antichar, nous sommes pris à partie par les jeunesses hitlériennes ou par les vieux du Volksturm. Nous sommes entre Nuremberg et Munich. Nous n’entendons plus le canon et, avec Ignace et deux autres camarades, nous décidons de nous évader. Le 18 avril, après la distribution des vivres (une boule de pain et une boîte de viande pour huit), avec l’aide de camarades du convoi qui détournent l’attention des sentinelles, nous quittons un à un ce convoi et nous nous dirigeons vers un bois situé tout près en contrebas.

Nous sommes quatre, le Brigadier-Chef Jules Hennebelle, le Brigadier Ignace Comarmond, Robert Colombe et moi-même. Nous avons une petite carte récupérée dans un immeuble à Nuremberg et nous remontons vers le Nord. Dans l’après-midi, nous avons une route importante à traverser. Le Brigadier-Chef Hennebelle, qui est le plus ancien d’entre nous, nous donne l’ordre de nous cacher pendant qu’il traverse la route. Il s’élance en courant, mais à peine est-il de l’autre côté de la route, qu’une voiture de S.S. arrive et le capture. Nous assistons, impuissants, à ce coup du sort. Nous traversons à notre tour plus tard sans encombre mais nous avons appris que nous devons nous cacher le jour et marcher la nuit. Nous subsistons en arrachant des pommes de terre qui viennent d’être plantées et en buvant de l’eau des ruisseaux. La journée, nous nous cachons dans des plantations de sapins très serrés.

Le 19 avril, nous nous reposons dans une sapinière lorsque nous sommes réveillés par des tirs d’artillerie : nous sommes stupéfaits de voir à 100 mètres de nous des Allemands qui s’affairent autour des pièces d’une batterie. Nous quittons en vitesse cet endroit et nous nous astreignons à plus de prudence. Le 20 avril, nous avons traversé les lignes allemandes et nous trouvons les Américains. Ignace les interpelle en anglais pour éviter qu’ils nous tirent dessus comme sur des lapins : nous sommes libres !

Le 21 avril, nous escortons des prisonniers allemands jusqu’à Mannheim et nous nous présentons à la base française 901/4. Nous profitons d’une voiture qui se rend à Beaune via Nancy et Dijon. Arrêt à Nancy pour le casse-croûte. Il y a un centre d’accueil de la Croix-Rouge où l’on distribue des vivres. Nous nous y présentons, mais un Officier, Naphtalinard, prétend que ces vivres sont réservés aux prisonniers de 1940 et que nous n’y avons pas droit. Nous allons faire un scandale, mais une dame nous fait signe et nous remet, en douce, le double de la ration normale. Robert Colombe nous quitte. Il rejoint sa famille dans les Ardennes. Ignace Comarmond et moi reprenons la route pour Beaune.

Le commissaire de gare nous indique que notre Unité est dans les Alpes-Maritimes et qu’un train de permissionnaires part le lendemain à quatre heures. Des Légionnaires de la 13e D.B.L.E. nous offrent à boire et, à quatre heures, le 27 avril, nous partons pour Nice.

De Nice, nous rejoignons Cap-d’Ail où se trouve l’E.M. du 1e R.A. Nous y arrivons vers vingt et une heures et nous nous présentons au poste de garde où le fonctionnaire tombe des nues : Vous êtes déclarés morts , nous dit-il (1) . Il téléphone au chef de poste qui prévient le Colonel Bert, commandant le 1e RA, qui dîne avec les Officiers à l’Eden Hôtel. Nous sommes aussitôt invités au repas et nous nous retrouvons à table, sales et pleins de poux. On nous indique une chambre pour la nuit ; nous y dormons d’ailleurs assez mal. Le lendemain, nous sommes dirigés vers le centre de rapatriement de Villefranche-sur-Mer. Visite médicale, papiers etc. Ensuite, nous sommes habillés de neuf. Puis ce sera une prise d’armes pour nous décorer de la Croix de Guerre et nous serons envoyés en permission pour trois semaines. Le 8 mai 1945 nous y trouvera.

Il y a sûrement des erreurs et des omissions dans ce récit, mais les faits se sont déroulés il y a 47 ans. De plus, mon ami Ignace Comarmond, qui est devenu mon cousin en 1946, nous a quittés en 1985. À nous deux, nous aurions peut-être relaté quelque chose de plus précis et de plus complet. J’ai néanmoins consulté les notes qu’il avait prises. Il a quitté ce monde sans jamais être retourné dans son Île Maurice natale. Depuis 1946, il enseignait l’anglais dans un collège privé de Lyon ; ses diplômes n’étaient pas reconnus par l’Éducation Nationale, car il était sujet de sa Gracieuse Majesté. Après bien des difficultés, il a obtenu la nationalité française.


Notes

(1) Nos noms sont inscrits dans le IN MEMORIAM de la 1 Division Française Libre.


Jean GILBERT

in : La Bataille d’Obenheim 4-11 janvier 1945. Fondation BM 24 - Obenheim, 2004

EN SAVOIR PLUS

Nous vous recommandons de lire l’ouvrage d’entretiens recueillis par Josette BUZARE "Mémoires croisées 1940-1945" (Editions de l’Astronome, juin 2008).

En 1940, Raymond Steffand, Jean Gilbert et Walter Bassan ont entre 14 et 15 ans.

Raymond Steffand choisit l’obéissance à ses parents afin de leur épargner la déportation. Jean Gilbert choisit la désobéissance aux ordres de Vichy. Le plus jeune, Walter Bassan choisit la résistance aux armées d’occupation italiennes et allemandes.

Trois visages, trois témoignages, trois trajectoires sur le chemin de notre liberté ."

Josette Buzaré, enseignante, est membre de plusieurs Sociétés d’Auteurs et d’Histoire, romancière, historienne et peintre, elle a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles.