Bataillon de Marche n°4

Origine

Le 16 janvier 1941, le 3e Bataillon du régiment du Cameroun formé en 1940 devient Bataillon de marche n°4. Rejoint les forces françaises libres en novembre 1942, après avoir pris part à la campagne de Syrie.

Chefs de corps

Commandant Bouillon

Lieutenant-colonel Bourgeois

Commandant Fougerat

Capitaine Guillaumet

Commandant Buttin

Opérations

  1. 1941 : La Syrie
  2. 1942 : L'Egypte - El Alamein
  3. 1943 : La Tunisie
  4. 1944 : L'Italie
  5. 1944 : Le débarquement en Provence
  6. 1945 - Les Alpes L'Authion

Citations

Décision n°6

Vu le décret n°48 1434 du 15 septembre 1948,

relatif aux attributions du Ministre de la Défense Nationale et des Secrétaires d’Etat aux Forces Armées,

sur proposition du Secrétaire d’Etat aux Forces Armées (Guerre),

Le Ministre de la Défense Nationale,

cite à l’Ordre de l’Armée

Le Bataillon de Marche n°4 (1ère D.M.I.)

« Le B.M. 4 de la France libre, forme au Cameroun fin 1940 et encadré en majeure partie d’officiers et de sous-officiers avant quitte le Dahomey pour ne pas subir la honteuse capitulation, entre en campagne en 1941, en Syrie, pour la libération de ce territoire, prend une part brillante a la prise de Gondar, en Erythrée, puis reçoit en Somalie britannique une mission politique qu’il accomplit. Rejoint le gros des Forces françaises libres en Libye en novembre 1942 et prend une part active aux derniers combats de Tunisie en mai 1943, et particulièrement aux attaques sur le Djebibeat, ou une de ses compagnies est citée a l’ordre de l’armée. Fait la campagne d’Italie en mai, juin, juillet 1944, du Garigliano a Bolsena et se fait remarquer au forcement de la ligne « Hitler », 19 au 23 mai, sur le Rio Formaquese et la cote 160, a la prise de nuit de Montefiascone les 10 et 11 juin, puis le lendemain a celle très dure de Bolsena, où son chef, le commandant Fougerat, est tué. Débarque en août 1944 en France, sous le commandement du Chef de Bataillon Buttin, a mené l’attaque contre Hyères, puis contre Toulon avec succès malgré de lourdes pertes, est ensuite engage un des premiers à Villersexel, où les 25 et 26 septembre, il s’empare après une lutte héroïque, sous la pluie, des villages tenacement défendus de Lyoffans et Andornay, puis un mois plus tard, pendant la bataille de Belfort, est l’un des artisans de la prise de Giromagny, enfin prend part à la campagne de libération de l’Alsace de janvier-février 1945, où, après avoir tenu le bastion de Sélestat pendant trois semaines glaciales, il attaque sur l’Ill au sud de concourt à la défaite finale de I’ennemi et perd un tiers de son effectif. Termine la campagne de France par des durs combats dans les Alpes à travers les champs de mines et libère Breil, coupant la route Tende-Vintimille. Magnifique Unité, dont l’esprit d’abnégation et l’allant se mesurent au sacrifice de ses 800 morts et blessés. »

Cette citation annule la citation objet de la décision n°886 du 28 juin 1945.

Ces citations comportent l’attribution de la Croix de guerre avec palme.

Fait à Paris, le 21 janvier 1949.

Le Ministre de la Défense Nationale

Signé : RAMADIER ;

Le Secrétaire d’Etat aux Forces Armées (Guerre).

Signé : Max LEJEUNE ;