La 1ère Division Française Libre fut composée, notamment, des premiers soldats du Général de Gaulle qui répondirent "PRESENTS" à l'Appel du 18 juin 1940.

Le site de l'Amicale souhaite faire connaître au plus grand nombre l'action de la 1ère D.F.L., à travers un parcours de mémoire autour des campagnes, des unités et des hommes de la Division. Nos Anciens, leurs familles, nos sympathisants  contribuent à l'enrichissement de ces connaissances par les témoignages, photographies et documents qu'ils nous adressent.

ACTUALITE DE L'AMICALE...

Décès de Noël MURATI

L'Amicale de la 1ère DFL est au regret de vous faire part du décès de son Président d'Honneur M. Jean-Noël MURATI, commandeur de la Légion d'Honneur, survenu hier (le 12 août 2015) en fin de journée.

 

Les obsèques auront lieux, le jeudi 20 août 2015 à 14 h 30, en l'Eglise Saint-Nicolas à Saint-Maur-des-Fossés.

 

Nous adressons tous nos condoléances et nos pensées les plus chaleureuses pour sa famille et sa fille.

 

Jean-Noël MURATI est né le 10 mai 1923 à Ouidah, Dahomey (actuellement Bénin) où ses parents étaient fonctionnaires. Après des études secondaires au Lycée de Bastia (Bac Math-élem et Philo), il commence Math spé pour préparer l’Ecole des Ponts, études qu’il dut interrompre quand les liaisons maritimes entre la Corse et la France métropolitaine devinrent difficiles. Il rentre dans la résistance fin  1941 et sa participation est officialisée en septembre 1942 lorsqu’il entre en activité au sein du Mouvement « Front national et réseau F2 », lequel faisait partie du « Réseau F.F.L. Action R2 Corse, en se mettant à la disposition du Commandant de Saule qui venait de débarquer en Corse par le sous-marin Casabianca. Cet émissaire devait se préoccuper prioritairement du renseignement militaire.

 

Après la libération de la Corse, Jean Noël Murati s’engage dans les Forces Françaises Libres et rejoint la DFL en novembre 1943, où il est affecté au Q.G. 50. Depuis cette date,  il participe à toutes les campagnes de la Division jusqu’à la capitulation de l’Allemagne.

 

Affecté en Afrique en 1946, à Bamako, en qualité de stagiaire de l’administration, il est chargé de créer et d’organiser le service de l’eau et d’électricité pour l’ensemble du Soudan français (aujourd’hui le Mali). Il termine sa carrière en juin 1986, comme conseiller scientifique de la direction de la distribution à E.D.F. après avoir, pour le compte d’EDF, assuré une mission  de trois mois à l’O.N.U. et participé à de nombreuses conférences internationales sur les énergies renouvelables.

ELOGE FUNEBRE de Jean-Joseph LABORDE

A mon camarade de combat Jean-Joseph LABORDE, décédé le 4 juin 2015

 

Par

 

Colonel (H) Pierre ROBEDAT

Président de l’Amicale de la 1ère Division Française Libre

Grand Officier de la Légion d’Honneur

 

 

Cher Joseph,                                                                       

 

Le 21 juin 1940, un homme écrivait ceci à ses parents, après avoir évoqué le risque d’être à la merci des vainqueurs:    

……… « alors j’ai préféré partir. Je crois m’embarquer cet après-midi…… le moral est très bon. Je vous embrasse et au revoir ».

                                                                                  Signé : Joseph

 

Cet homme était Joseph LABORDE : la scène se passait à Bayonne. L’embarquement eut lieu sur le cargo belge « Léopold II » qui appareilla le soir même pour l’Angleterre.

A cet instant, Joseph LABORDE, jeune lycéen, entre dans l’Épopée de la France Libre.

En Angleterre il est affecté à l’unité de chars dénommée « Compagnie de chars de combat du général de GAULLE » : probablement l’unité la plus emblématique de la France Libre, parce que composée uniquement de volontaires, dont une grande partie d’universitaires.

Le 31 août 1940, deux bateaux le « Pennland » et le « Westerland » quittent Liverpool emmenant, outre le général de GAULLE, quelques 1.600 Français, vers une destination inconnu.

Après l’échec devant Dakar, la Compagnie débarque à Douala le 9 octobre. Elle va participer au ralliement du Gabon et s’entraîner au Cameroun.

En janvier 1941, départ pour Freetown, puis le 8 mars pour Port Soudan et Suez. L’unité contourne l’Afrique et s’installe en mai 1941 au camp de Castina en Palestine.

Suivra la malheureuse Campagne de Syrie.

Reconstituée au Caire en janvier 1942, avec des chars « Crusaders », elle va participer aux combats menés en Libye dans la zone d’El Alamein et à l’Himeinat ;

Par la suite, ce sera la poursuite de l’Afrika Korps en retraite, jusqu’à Tripoli.

Elle entre en Tunisie le 25 février 1943 : permet la libération de Gabès ; entre la première à Kairouan le 10 avril et termine la campagne au djebel Zaghouan le 10 mai.

Durant l’été 1943, en Libye, la Compagnie sera le creuset d’où sortira le prestigieux 501ème Régiment de Chars de Combat.

Quel destin pour la petite Compagnie de 12 chars H 39 de 1940 !...

C’est là que nous nous sommes rencontrés pour la première fois.

Le parcours effectué à la 1ère Division Française Libre est terminé : commence celui de la 2ème D.B. du général Leclerc.

Après le Maroc et l’Angleterre, elle débarque en France à partir du 1er août 1944.

Elle est de tous les combats en Normandie, libérant Argentan, s’illustrant à Ecouché et Ecouves. Elle libère Paris le 24 aout, Baccarat le 1er novembre, Strasbourg le 23 et termine sa chevauchée au nid d’aigle d’Hitler, à Berchtesgaden, le 4 mai.

 

Telle est l’épopée dont notre ami Joseph Laborde a été l’acteur.

L’esprit d’entraide et de fraternité, insufflé et maintenu, a fait de la petite compagnie de chars de juin 1940, une unité phare de la France Libre.

Cet état d’esprit, Joseph Laborde l’a conservé dans sa vie civile : depuis 1945, il n’a cessé d’œuvrer parmi les Anciens de la 1ère DFL et de la 2ème DB, pour que cette mémoire soit connue et honorée.

 

J’en terminerai par cette ode écrite par lui et qui figure sur chaque sépulture d’Anciens de la Compagnie, tombés au combat :

 

« Tu étais notre frère et toujours le seras. Tu relevas le glaive et avec lui, l’honneur. Ton chemin s’appela Londres, Damas, El Alamein, Tunis, Paris, Strasbourg, Bertchesgaden. Des croix jalonnent cette route, témoins muets de notre engagement. Nous ignorons l’oubli et gardons pieusement, jalousement l’amour de la Patrie ».

                                                                                              J.J. LABORDE

 

On ne peut mieux dire.

Nos sentiments affectueux se reportent sur sa famille.

Au nom des Anciens de la 1ère Division Française Libre, j’adresse à son épouse Monique, à ses enfants et à toute sa famille, nos très sincères condoléances.

 

Joseph LABORDE,

Chevalier de la Légion d’Honneur,                                                               

Officier dans l’Ordre National du Mérite                                                                      

Titulaire de citations pour actes de bravoure

Repose en paix                                                                                                   

Tes compagnons de la France Libre restent auprès de toi.

 

2ème RIMa

Commémoration du 70ème anniversaire de la remise de la croix de la Libération au 2ème RIMa de Champagné près du Mans.

 

Après la traditionnelle cérémonie du 18 juin, qui a vu cette année la commémoration du 75ème anniversaire de l’appel du général de Gaulle, cinq représentants de l’ADFL se sont rendus au Mans.

Le président Pierre Robédat était l’invité d’honneur de ce régiment, placé sous les ordres du colonel Pascal Georgin, qui a appartenu à la 1ère DFL. Il était accompagné de la secrétaire générale de l’Amicale, Mme Yvette Buttin-Quelen, de son conseiller Pierre Saint-Hillier, de Marie-France Gonnord, administrateur et de Patrice Armspach, porte-drapeau.

Nous avons visité le camp d’Auvours, située dans un beau site rural à quelques kilomètres du Mans, guidés par des cadres du régiment et par le capitaine Perpère, qui représente le régiment au conseil d’administration de l’ADFL.

A 21 heures, nous étions tous en place pour la cérémonie qui se tenait sous les murs de la cathédrale du Mans, place du jet d’eau. De nombreuses personnes ont interrogé Yvette Buttin-Quelen et Pierre Saint-Hillier, qui pour la circonstance et fort opportunément, portaient à droite la croix de la Libération de leur époux André Quelen et père, Bernard Saint-Hillier. Peu connaissaient cette croix et ses traditions.


De nombreuses personnalités étaient présentes : le préfet de la Sarthe, Mme Corinne Orzechowski, qui présidait la cérémonie, M. le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, le maire du Mans, M. Jean-Claude Boulard, le général Vincent Guionie, commandant la 9ème Brigade d’Infanterie de Marine, et bien sûr, le colonel Pierre Robédat. Après la revue des troupes, il fut procédé à la lecture des messages officiels, celui du secrétaire d’état aux Anciens Combattants, M. Jean-Marc Todeschini fut lu par Mme le Préfet, puis le ministre Stéphane Le Foll adressa quelques mots de félicitations au régiment. Il fut ensuite procédé à un dépôt de gerbes au pied de la croix de Lorraine installée devant le grand escalier où avaient pris place les nombreux porte-drapeaux présents. La cérémonie de remise de décorations aux officiers, sous-officiers et hommes de rang distingués put alors commencer.  Dans un brillant ordre du jour, le colonel Pascal Georgin retraça l’histoire et les faits d’armes du régiment et de sa mascotte le Bélut. Le porte-drapeau de la 1ère DFL, fut alors appelé à se placer seul au centre de la place avant que le colonel Pascal Georgin, accompagné du colonel Pierre Robédat ne procède à la remise des insignes du 2ème RIC aux commandants d’unités. Patrice Armspach, très digne, semblait fier que la 1ère DFL soit ainsi honorée.
La cérémonie se termina par la traditionnelle présentation des honneurs aux autorités, puis au drapeau.

Nous fûmes conviés à un abondant et cocktail au théâtre de la Ville. Nous y fîmes de belles rencontres après que le colonel Pascal Georgin et la colonel Pierre Robédat nous aient présenté quelques faits historiques et anecdotes concernant les marsouins. Nous avons pu constater la grande acuité des souvenirs de Pierre Robédat.

 

Dès le lendemain, le régiment ouvrait ses portes au public, avec démonstration de matériels, nombreuses activités, divers stands et tombola. Nous regrettions bien de devoir rentrer…

Allocution du colonel Pascal Georgin, commandant le 2ème RIMa.


 «  Comme je le disais dans l’ordre du jour, le 2ème RIMa - autrefois 2ème RIC - est l’héritier d’un lourd passé historique. Les campagnes de la conquête coloniale, de la grande Guerre, de l’Indochine et de l’Algérie se mêlent sur la soie de notre drapeau aux campagnes de la 2nde guerre mondiale : Kub Kub en Erythrée en 1941, El Alamein en Libye en 1942, Takrouna en Tunisie en 1943, Ponte-Corvo en Italie en 1944, Toulon sur cette terre de France que certains n’ont jamais connu en août 1944, Belfort puis Colmar en janvier 1945, et enfin l’Authion en avril de la même année.

C’est toute l’histoire de la reconquête et de l’épopée de la 1ère DFL qui est illustrée à travers ces inscriptions. C’est toute l’histoire de la France Libre qui figure sur notre drapeau.

Dès 1940, les volontaires issus de l’Empire se regroupent en Palestine pour constituer les premiers bataillons de Français libres. En 1942, à l’invasion de la zone libre, le 2ème RIC est dissous et de nouveaux volontaires rejoignent ceux déjà en Syrie pour former bientôt la 2ème BFL.

Cette 2ème BFL va s’illustrer à de nombreuses reprises et ses bataillons seront maintes fois cités à l’ordre de l’Armée.

Le 08 mai 1945, la 2ème BFL participe au défilé de la victoire à Nice.

Le 15 mai 1945, le 2ème RIC renaît par changement d’appellation de la 2ème BFL.

Enfin, le 24 septembre 1945, à Chelles, le général de Gaulle remet la Croix de la Libération au drapeau du 2ème Régiment d’Infanterie Coloniale : comment ne pas s’émouvoir à la lecture de l’ordre du jour du général de Gaulle, lui qui a décoré tant de valeureux marsouins de l’Ordre de la Libération. 92 compagnons de la Libération ont appartenu au 2ème RIC…

Alors, comment souligner ce passé exceptionnel et comment entretenir cette mémoire ? Nous avons souhaité montrer que les inscriptions sur le drapeau du régiment ont été chèrement acquises par l’action de ces bataillons, de cette 2ème BFL. Nous avons donc souhaité ressusciter l’insigne historique du 2ème RIC, qui reprend en fait l’emblème de la 2ème BFL. Il fut reconnu et toléré par une décision ministérielle de 1947, et comportait à l’époque la Croix de Lorraine, symbole des unités participant à la reconquête sous la bannière de la France Libre. Cet insigne qui figure désormais sur notre fourragère comportait également un animal bien étrange : le Bélut dont je vais vous lire l’histoire : « Après Bir Hakeim, Rommel marche sur Alexandrie. A la 2ème Brigade Indépendante, en cet année 1942, le moral est bas; un jour pour définir le cafard, sorte de « coup de bambou » bien connu des vieux coloniaux, mais dénommé différemment selon les régions (en pays Druze, si rocailleux, on appelait cela la « parpaingite »), le lieutenant-colonel Garbay, qui commande alors l’infanterie de la 2ème BFL, reprit le mot qui avait cours au Maroc lors de son séjour en 1925. «Ils ont, dit-il, le Bélut.» Le mot fit fureur parmi les officiers de la brigade et le médecin lieutenant-colonel Reilinger, médecin-chef des F.F.L. dans le Western Desert, rédige et lit à la popote des officiers un canular médical : une description clinique de cette nouvelle maladie, le Bélut « syndrome contagieux épidémique à manifestations d'ordre cérébral » qui ravage la 2ème Brigade. Le major Garrick, officier de liaison de l'armée britannique crayonne un jour la silhouette de l'être vivant responsable de cette affection, le redoutable Bélut. Le médecin colonel Reilinger conseille de lui ajouter sur le dos la boussole solaire (système Cole) qui était placée sur de nombreuses voitures d'officiers. La silhouette de cet incroyable animal qui semble avoir une tête de canard, un corps de chameau et des pattes de dinosaure, devint si populaire que quelques mois plus tard le colonel Garbay l'adoptait à son tour. Il le faisait peindre au pochoir en rouge sur fond blanc dans un cercle bleu sur tous les véhicules de la Brigade dont il devenait ainsi l'emblème. Mais il semble que l'origine de ce fameux Bélut se soit perdue et bientôt certains l'expliquèrent ainsi : c'est un animal imaginaire... destiné à guider le combattant « free french » perdu dans les sables, d'où la boussole solaire qu'il porte sur le dos.

Lorsqu'à la fin de la guerre, la 2ème Brigade devint le 2ème Régiment d'Infanterie Coloniale, on voulut garder le Bélut comme emblème et un insigne métallique avec ancre d’or, croix de Lorraine rouge et Bélut blanc, fut réalisé par Arthus Bertrand. Mais sur cet insigne, on avait oublié l’essentiel de l'animal : la boussole solaire. Il n'avait donc plus rien à voir avec l'emblème original !

Voilà l’histoire avec un petit H qui renoue avec l’histoire avec un grand H, si je peux dire ainsi.

Et l’Ordre de la Libération aujourd’hui ?

18 unités des forces françaises libres (17 encore existantes)

5 communes (Nantes en 1941, Grenoble en 1944, Paris en 1945, Vassieux-en-Vercors en 1945 et l’Île de Sein en 1946),

Et surtout 1038 compagnons de la Libération qui ont tous rendu des services exceptionnels pour libérer la France.

Aujourd’hui, l’Ordre de la Libération a été transféré au conseil des communes à travers le conseil national des communes « Compagnon de la Libération ». Elles sont chargées d’assurer la pérennité des traditions de l’Ordre de la Libération et de conserver la mémoire des Compagnons disparus ; d’organiser les commémorations chaque année et enfin de veiller sur le Musée et les archives de l’Ordre de la Libération.

A notre modeste niveau, nous voulions contribuer à perpétuer l’esprit de cet Ordre et honorer la mémoire des Compagnons de la Libération dont seulement 16 sont encore en vie aujourd’hui et dont certaines descendants nous font l’honneur d’être parmi nous ce soir.

« La mémoire, c’est un outil […] qui doit permettre aux jeunes de devenir demain des citoyens éclairés, et […] de leur montrer que rien n’est jamais acquis, que tout se construit » disait monsieur le secrétaire d’Etat aux anciens combattants, M. Jean-Marc Todeschini. J’espère que nous contribuons à permettre à nos jeunes de devenir des citoyens.

Mes remerciements vont à Monsieur le Sénateur de la Sarthe et maire du Mans qui a rendu possible cette très belle cérémonie, non pas sur la place d’Armes mais ce sera pour une prochaine fois.

A Mme la préfète de la Sarthe, Mme Orzechowski, qui a tout de suite adhéré à l’idée de commémorer et l’appel du 18 juin et cet anniversaire un peu particulier.

Enfin, au général Guionie, commandant la 9ème brigade d’infanterie de marine qui nous fait l’honneur de présider cette cérémonie. Je voudrai aussi saluer la présence du général de division Soyard, qui nous fait l’amabilité d’être présent ce soir et qui joue un rôle particulier pour notre régiment puisqu’il a servi voilà plusieurs années comme commandant de compagnie du 2ème RIMa…

Je voudrais enfin remercie le colonel Robédat, président de l’Amicale de la 1ère DFL, et qui nous apporte son soutien quotidien dans le cadre de nos relations avec le monde combattant et pour la préparation de cet événement. Je lui cède d’ailleurs respectueusement la parole. »

DISSOLUTION DU 1ER RAMA

Ce 30 juin 2015 devrait être une belle journée.  Malgré ce temps magnifique, notre porte-drapeau Patrice et moi-même quittons la Gare de l’Est pour Chalons-en-Champagne, avec une certaine tristesse dans le cœur. Nous allons assister à quelque chose d’impensable, la dissolution de notre 1er Régiment d’Artillerie de Marine, le plus ancien régiment d’artillerie de Marine, créé en 1622 par le Cardinal de Richelieu, qui plus est, compagnon de la Libération, dont l’étendard comporte les plus belles et dures batailles de notre pays.

Comme à l’accoutumée, nous sommes bien accueillis à notre arrivée. Cette gentillesse nous fait oublier notre tristesse. Nous sommes tout de suite dirigés où sont  stationnés les soldats, prêts depuis fort longtemps j’imagine, pour la « dernière revue ». Les bâtiments de ce Quartier sont tellement beaux sous le soleil que tout semble irréel. La foule est silencieuse. Je regarde les yeux humides de Pierre GAUTHIER, un Ancien du 1er RA.  Je le comprends.

Le colonel FRENTZ, commandant en second, accueille le colonel MALOD qui commande le régiment. L’étendard et sa garde se mettent en place et, tous les deux passent les troupes en revue. Les hommes sont impeccables.

Arrivent les Autorités -  le général Bosser, CEMAT, et le général BELLOT des MINIÈRES cdt la 1ère Brigade Mécanisée, M. Benoist APPARU, député-maire de CHÂLONS-en- CHAMPAGNE, M. Jean-François SAVY,  préfet de la Marne et le colonel Fred MOORE,  chancelier de l’ordre de la Libération - visages fermés, mais belle allure. Ils rejoignent nos grands Anciens, 94 ans tous les deux, Jean-Mathieu BORIS, jeune aspirant à BIR-HACHEIM, et Pierre GAUTHIER, sans oublier  Jean GILBERT, toujours jeune, aussi ancien du RA qu’il a rejoint après un parcours spectaculaire. Ceux-là même par qui le 1er R.A. a mérité la Croix de la Libération. Sans doute, à ce moment là, ont-ils une pensée pour leur camarade Roger NORDMANN disparu il y a peu de temps.

Après les présentations d’usage aux personnalités, un grand moment se prépare : la remise de la Croix de la Légion d’Honneur au colonel MALOD. Intense émotion pour ce chef qui reçoit la Légion d’Honneur et qui voit, le même jour, la dissolution de son régiment. D’autres remises de décoration suivent : Médaille Militaire, Rosette de l’ordre du Mérite, Croix de la valeur Militaire…

Après un très beau défilé, sous une chaleur accablante, les troupes reprennent leurs places. Le moment le plus émouvant approche. Le colonel MALOD remet l’étendard du 1er RAMA au général d’armée Jean-Paul BOSSER, Chef d’Etat-Major de l’Armée de Terre, qui le confie au capitaine de CARNÉ qui, après l’avoir savamment enroulé, l’emporte dignement vers d’autres cieux…. Tout cela s’est passé dans un silence religieux.

L’atmosphère se détend peu à peu et nous sommes invités à rejoindre les tentes fort bien décorées, elles aussi, pour le verre de l’amitié. Après les discours d’usage tout aussi émouvants  et les échanges de magnifiques cadeaux, nous nous retrouvons autour d’un copieux cocktail.

L’ambiance est très sympathique et même gaie, animée par les danses polynésiennes dont j’ai oublié le nom, de certains militaires venus des îles. Jean-Mathieu ne manque pas, avant son départ, de nous dire quelques mots sur le colonel LAURENT-CHAMPROSAY de même  que M. COHEN.

Que peuvent penser tous les soldats, Officiers, sous-officiers et bigors. Ils rentrent de la R.C.A. et d’autres sont encore à la Réunion… Quelle tristesse pour eux tous, si attachés à leur régiment.

Patrice et moi rentrons à Paris, le cœur très serré, malgré l’amicale et fraternelle chaleur de tous ces hommes. Notre train est parti trop tôt et, sans doute, avons-nous manqué le traditionnel « Hymne des Troupes de Marine ».

 

                                                                                          Yvette QUELEN-BUTTIN

Roger NORDMANN

Roger Nordmann, l'avant-dernier de gauche à droite
Roger Nordmann, l'avant-dernier de gauche à droite

Le Président et le Conseil d'administration de l'Amicale ont eu le regret d'apprendre le décès de leur Vice-Président d'honneur, M. Roger Nordmann dans la nuit de samedi à dimanche dernier.

 

Les obsèques ont eu lieu le 7 mai 2015 à 15 heures au cimetière du Père-Lachaise Paris 20ème.

 

L'Amicale présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.

Eloge funébre de Roger Nordmann, par le Colonel (h) Pierre Robédat, Président de l'A.D.F.L .
 
Lu par Yvette  Buttin-Quélen, secrétaire générale
 
 
Roger nous a quittés au moment où il allait avoir connaissance des cérémonies ayant commémoré le 70éme anniversaire de nos combats dans les Alpes
du sud: les derniers de cette guerre.
 
Notre amitié remonte à l'été 1943, alors que je recherchais les camarades de mon frère, partis comme lui,d'Angleterre, sur le "Pennland", le 30 août 1940 à destination de l'Afrique, pour y continuer la guerre.
 
Ils étaient les premiers soldats à reprendre les armes, ceux qui allaient écrire l'épopée de la France Libre.
 
Parmi les quelques 1650 hommes, dont le général De Gaulle lui-même, outre les légionnaires provenant de Norvège, il y avait la préfiguration des futures unités françaises libres: chars, artillerie, infanterie, fusiliers marins, sapeurs, transmissions, santé, intendance, services.
 
Tous refusaient la défaite.
 
Au plan humain, certains provenaient des unités repliées après Dunkerque, d'autres, en général plus jeunes, avaient rallié l'Angleterre au péril de leurs vies. Parmi eux, il y avait de nombreux universitaires.
Roger était de ceux-la. Destiné à la plus prestigieuse de nos écoles, son avenir était tracé mais il a préféré rester dans l'honneur et poursuivre le combat.
 
Après le refus de Dakar, son unité oeuvre pour le ralliement des territoires de l'Afrique Equatoriale Française.
Contournant l'Afrique par le Cap, Durban et Port-Soudan, son unité aide aux succès remportés en Erythrée au printemps 1941. Les noms de Cub-Cub, Keren, Massaouah figurent sur nos drapeaux.
 
Suivra la campagne de Syrie en été 1941. Roger est devenu officier : il commande une section de canons de 75 au 1er RA.
 
Il va s'illustrer à Bir Hakeim de Février à Juin 1942 puis à El Alamein en Octobre et Novembre 1942.
Il est de tous les combats en Tunisie en 1943.
 
En Italie, en 1944, son unité, bien qu'assurant la défense anti-aérienne, se voit lors de moments difficiles, confier des missions de combat d'infanterie. Le succès complet nous désigne pour débarquer les premiers sur les côtes de Provence en Août 1944. 
Hyères, Toulon, Lyon, Autun, Belfort, l'Alsace, enfin les Alpes du Sud jalonnent nos engagement partout victorieux.
 
A l'armistice de Mai 1945, les Français Libres, seuls à avoir continué le combat, ont permis à la France de gagner la considération des Alliés, lui permettant d'accéder aux grandes réunions qui ont scellé le sort des nations.
Suprême consécration, notre pays fait parti du Conseil de sécurité des Nations-Unies.
 
Roger, ta gloire aura été de figurer parmi les artisans de ses succès.
 
Cette période 1940-1945 qui nous a tous tant marqués a fait vivre des situations extrêmes qui ont façonné l'homme.
 
C'est en homme accompli que tu débutes une carrière dans l'aéronautique civile et fonde une famille.
 
Tu n'as jamais perdu de vue tes camarades de guerre, et comme adhérent puis vice-président de l'amicale des anciens de la 1ère DFL, tu as œuvré pour que notre mémoire soit mieux connue et mise en valeur.
 
Titulaire de 3 citations, Commandeur de la Légion d'Honneur, Grand Officier dans l'Ordre National du Mérite, part tranquille Roger, tu as bien servi le pays et tu resteras un grand parmi les "Free French".
 
Au nom de tous tes camarades, je te fais un grand salut.

FAIRE-PART

L'Amicale adresse ses plus sincères condoléances aux familles et aux proches  suite à la disparition de :

 

Michel ROUVEROUX, décédé le 13 juillet 2015 à Limoges, du 1er RFM,


Eugène RIVET, décédé le 10 juin 2015 à Lyon, du 1er R.A. 7ème batterie,


Jean MERON, décédé le 9 juillet 2015 à La Rochelle, du 1er R.A.,

 

Roger NORDMANN, décédé le 2 mai 2015 à Paris, du 1er RA, ancien combattant de Bir-Hakeim, Vice-Président d'honneur de l'Amicale,

 

Jean-Baptiste AVENIR, décédé en avril à AJACCIO, du 1er RA - 6ème Batterie,

 

Aimé DUFOUR, décédé le 3 décembre 2013 à SISSONNE, du BM 21,

 

Henri JORE, décédé le 7 mars 2015 à SOISSONS, du BM 5,

 

M. REGNIER-VIGOUROUX, décédé le 4 mars 2015 à NIMES, du Train,

 

Charles MILLOT, décédé  à NOUMÉA, du BIMP, Ancien de BIR-KACHEIM,

 

Jean KAWKA, décédé le 16 février 2015 à CAGES SUR MER, du Génie,

 

Roger MICHELOT, décédé le 8 octobre 2012 au Creusot, du BM 4,

 

Jean MIRLANDE, décédé le 17 avril 2015 à Bordeaux, du 1er RFM,

 

Benjamin PEREZ, décédé le 10 mai 2015, petit-fils de Charles PEREZ du BM 2,

 

Edouard WALLER, décédé le 12 mars 2015 à ST-LEONARD (88), du 1er RA,

 

Joseph LABORDE, décédé le 4 juin 2015 à Bordeaux, des Chars, responsable de la  Section de l'ADFL de Bordeaux,

 

Pierre HEITZMANN, décédé le 27 février 2015 à Charenton-le-Pont, du BIM, combattant à Bir-Hakeim. Ses obsèques auront lieu le vendredi 6 mars à 10 heures à l'église de Charenton-le-Pont.

 

Pierre ALBERT, décédé le 26 février 2015 à Dijon, Président de la Section dijonnaise de l'Amicale. Ses obsèques auront lieu le mercredi 4 mars à 14 heures 30, église Saint-Joseph de Dijon.

 

Docteur Janine Rouane-Crépreaux, décédée le 15 février 2015, nièce du Docteur André Litchtwitz, Compagnon de la Libération, de la 13ème DBLE, et du QG 50.

 

Michel NEMOZ, du BIMP.


Georges MINNE, décédé le 17 décembre 2014 à LONGUEUIL au QUEBEC, du 1er R.A.

 

Daniel ZANOTTI, décédé le 22 janvier 2015  à Belfort, de la 13ème DBLE.

 

Mme Raymonde DELISE , décédée 19 octobre 2014 à Lamorlaye, veuve de André DELISE, du 22ème BMNA.

 

Guy LOUBOUTIN, décédé le 24 janvier 2015 à Paris, du 1er R.A.

 

Jean BALMONT, décédé le 21 janvier 2015 à Bordeaux-Caudéran, du 1er RFM.

 

Mme Elise FENET, décédée en juin 2014 à CHESSY, veuve de Fernand FENET du BM 5-BM 4.

 

Roger PFOHL, décédé le 23 décembre 2014 à SEVRES du BIMP.

 

Jean TRIBAUDEAU, décédé le 10 janvier 2015 NEUVY-SAUTOUR, du BM 11 – 7ème Cie.

 

 

Jean DEVILLE, décédé le 26 janvier 2015 à AUREC, du Génie.

 

CEREMONIES DU 9 NOVEMBRE 2014

La Fondation de la France Libre et l’ADFL main dans la main pour les célébrations du 9 novembre 2014.


Ce dimanche 9 novembre, la Fondation et l’Amicale se sont retrouvées au pont Bir Hakeim pour commémorer les morts de la 1ère DFL et plus spécialement celle du général Diego Brosset.


Le ciel était bleu, un rayon de soleil nous réchauffait et nombreux étaient les fidèles rassemblés devant la statue de Brosset. On pouvait voir M. le Député-Maire du XVème arrondissement, Henri Brosset, le général Cuche, président de la Fondation du Maréchal Leclerc de Hauteclocque, Bernard de Gaulle, neveu du général, et de nombreux amis, parfois venus de loin. Noël Murati, président de l’ADFL et Thierry Terrier, vice-président de la Fondation de la France Libre, étaient là.

Avec plaisir, nous avons bénéficié de la présence de la musique de la ville de Paray-Ville-Poste, dans l’Essonne, accompagnée de deux élus de la commune.

Les traditions étaient bien maintenues : nos fidèles porte-drapeaux, Marcel Barbary, Marius Olive, Yves Ropars, étaient venus de Bordeaux, Marseille, de province et des environs de Paris. Même Antoine Maniscalco, fatigué, qui avait confié son drapeau à Patrice Armspasch, était là, accompagné de son épouse Marie-Thérèse.

Une brève cérémonie recueillie s’est tenue devant la statue du général Brosset, avec les dépôts de gerbe de la mairie de Paray-Vieille Poste, de la Fondation de la France Libre et de l’ADFL.

Puis nous nous sommes déplacés sur le pont Bir Hakeim pour un nouvel hommage aux morts de Bir Hakeim. De nouvelles gerbes furent déposées devant la plaque au pied de la statue ailée.


Le groupe s’est ensuite déplacé sur les Champs Elysées, au pied de l’imposante statue du général De Gaulle, où d’autres amis nous avaient rejoints. Toujours accompagnés de la musique de Paray-Vieille-Poste, nous avons déposé une gerbe au nom de la commune de Paray-Vieille-Poste, puis les anciens de la RATP ont déposé leur gerbe comme chaque année, et enfin, le Fondation de la France Libre et l’ADFL. Le maître de cérémonies était Michel Judde. L’assistance, recueillie, venue célébrer l’anniversaire de la mort du général De Gaulle entonna la Marseillaise, sous le regard étonné mais heureux des badeaux du dimanche et des touristes qui passaient par là.


A la fin de ces belles cérémonies, une quarantaine d’entre nous se sont retrouvés chez Françoise, au terminal Air France des Invalides pour un délicieux et convivial repas, organisé de main de maître par Yvette Buttin-Quelen, aussi parfaite dans son rôle d’hôtesse que dans celui de secrétaire générale de l’ADFL.

Nous tenons à remercier tous ceux qui ont permis que cette journée soit de nouveau un succès.

Cérémonie 9 novembre
Quelques photos.
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STRASBOURG

Le Conseil Municipal de la ville de Strasbourg vient de décider à l'unanimité de nommer une important artère de la ville "BM 24".

 

L'inauguration aura lieu en janvier à l'occasion du 70ème anniversaire du sacrifice de cet héroïque bataillon. 


Le BM 24 était une unité de la Quatrième Brigade de la 1ère DFL.

MAISON DES FRANCAIS LIBRES A PAPETEE

La Maison de la France Libre vient de ré-ouvrir ses portes à Papetee. Cet événement permet de nous rappeler l'engagement des polynésiens au sein des Forces Françaises Libres, et plus particulièrement celui du Bataillon du Pacifique.
Les anciens combattants ont de nouveau l
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VOIR TOUT NOTRE AGENDA... LIEN

IN SITU... les nouvelles ressources du site

Biographie d'Albert PIVETTE

Albert Pivette
Réalisée récemment par son fils Bernard à partir du tapuscrit d'Albert Pivette datant de 1971-1973. Engagé dès 1940, il a participé à toutes les campagnes de la 1ère DFL au sein du BIM puis du BIMP. Bonne Lecture !
mémoires albert pivette BIMP mai 2014.pd
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La Photothèque a du Génie !

Grâce à Mardochée PARTOUCHE, la photothèque du Génie Lien  s'est enrichie d'une vingtaine de clichés, légendés par ses soins , nous vous proposons de découvrir la page de Mardochée Partouche Lien dont le parcours sera prochainement renseigné...

En route avec la DFL...

16 Janvier 2014 - Le B.M 5 dans la campagne d'Alsace : L'Illwald et Gerstheim

 

21 Janvier 2014 - OPERATION CANARD : LA SECONDE PARTIE VIENT D'ETRE REALISEE !

Cabanes Vieilles, Fort des Mille Fourches, Fort de La Forca, La Pointe des Trois Communes

Si vous souhaitez revoir la première partie......Lien (tout en bas de la page du parcours de l'Authion)

OPERATION CANARD PARTIE 2 -MADRANGES Isabelle et Jean-Pierre
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LES HOMMES - LES CADETS DE LA FRANCE LIBRE

11 Janvier 2014 - La liste des CADETS issus de la DFL a été complétée... LIEN et la  Photothèque a été créée ! LIEN

1 DE LA DFL : souvenirs et témoignages

SOMMAIRE GENERAL (par unité ou par thème)

 


23/01- Paul PELLONI (13 DBLE) - Etablissement d'une tête de pont sur l'Ill

22/01

- René MALDANT (BM 4) - Pèlerinage à Lyoffans (1990) et évocation de ses combats

- Guy VADON (Santé) - Historique du projet de Memorial national de la 1ère DFL à Hyères les Palmiers, par son créateur

21/01 - Magny-Jobert, mon village dans la tourmente (25-27 septembre 1944), par Madame Villemot, institutrice

18/01 - Les Fusiliers Marins vus par un "Marsouin" ou l'hommage d'un "Biffin" aux Fusiliers Marins par Marc MONKOWICKI (BM XI)

15/01/2014

- Récit de son arrivée en Angleterre par Jean MAGNE (22e BMNA), Compagnon de la Libération

- Récit illustré sur la 2e Compagnie du BM 5 dans la Campagne des Vosges, par le capitaine Jean COQUIL

DECOUVREZ SES UNITES

Copyright Ordre de la Libération
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16 janvier - Le 8e Régiment de Chasseurs d'Afrique (8e R.C.A) fait son entrée dans l'historique des Unités de la D.F.L. Cette unité fut "endivisionnée" ou placée sous les ordres du commandement de la D.F.L à partir du débarquement de Provence, et elle combattit notamment avec le 1er R.F.M. dans les combats des Vosges et de l'Alsace Lien

 

11 janvier 2014 - Historique du Bataillon de Marche n° 4 par Jean-Charles PLANTEVIN, Compagnon de la Libération (photo ci contre)

Historique de l'évolution de l'appellation 1ere DFL pendant la  durée de la guerre - nom de ses différentes brigades et tableau détaillé   présentant l'engagement de chaque unité au sein des grandes unités et brigades

Rubrique "Historique de la filiation des unités de la D.F.L"

Tableau synoptique établi par l'Amicale du 1er RIC/1er RIMA pour les unités de la 4ème Brigade de la D.F.L (BIMP/BM XI / BM 21)

PLAQUETTE AMICALE DFL
PLAQUETTE AMICALE DFL

Au fil de nos pages...

  MARCHE DE LA 1ERE DFL


"Il n'est pas question que l'on raconte            

En cent mots près de cinq ans d'actions.         

Pourtant, il faut faire un triste compte :          

Quatr'mill'morts dans notre Division !...        

Dès quarant' nos soldats héroïques              

Etaient là les armes à la main,                     

Sur le sol de la cyrénaïque                          

Faisant s'enfuir tous les Romains ! "            

 

Refrain…

"En avant ! Les Légionnaires,

Les Marsouins à l'âme fière,

Les Marins fonçant sur terre,

 Les Bigors...répondant à l'Appel !

Le calot bleu comme emblême,

L'écusson à Croix d'Lorraine ;

Le regard pur et sans haine...

Halte là ! VOICI LA D.F.L.